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Moyen-Orient

Kadima et le Likoud courtisent les petits partis

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 12/02/2009

La formation de Tzipi Livni, Kadima, et le Likoud de Benjamin Netanyahou ont entamé des tractations avec des petits partis pour former leur propre coalition après les élections législatives qui n'ont offert qu'une courte avance à Kadima.

Au lendemain du scrutin législatif du 11 février, c’est un nouveau paysage politique qui voit le jour en Israël. Fait historique, alors que le Parti travailliste subit un dur revers, le parti d'extrême droite Israël Beitenou devient la troisième force politique du pays, avec 15 députés (contre 11 dans la précédente législature).

 

Le charismatique leader d’Israël Beitenou se retrouve ainsi au centre du jeu : Avigdor Lieberman est courtisé à la fois par le Likoud (droite) et par Kadima (centre-droit). Pour former un gouvernement, les deux partis rivaux ont besoin des 15 sièges décrochés par l’extrême droite. Car si Livni et Netanyahou crient tous deux victoire, avec respectivement 28 et 27 sièges à la Knesset, ni l’un ni l’autre ne peut former seul un gouvernement.

 

Les tractations en vue de former des alliances ont commencé. Quatre scénarii possibles se dessinent.

 
1. Un gouvernement d’union nationale. Les trois partis traditionnels - le Likoud, Kadima et le Parti travailliste d’Ehud Barak - concluent une alliance. Or pour l’heure, Tzipi Livni et Benjamin Netanyahou revendiquent tous deux la victoire.
 

Cependant Claude Klein, professeur de droit à l’université hébraïque de Jérusalem, juge ce scénario probable : "Netanyahou essayera peut-être de former un gouvernement qui serait plus axé vers le centre-droit. Mais s’il parvenait à conclure une alliance avec Kadima, je crois qu’il aurait plus de chances de former un gouvernement. "

 
2
. Le Likoud forme une coalition de droite. Le parti de Netanyahou s’allie avec Israël Beitenou (extrême droite), avec le Shass (ultra-orthodoxe) qu’il a déjà rencontré et d’autres partis religieux et ultranationalistes. En additionnant leurs sièges, ils peuvent obtenir une majorité à la Knesset, le Parlement israélien.
 

Mais le spécialiste Claude Klein ne croit pas trop à cette perspective : "Il sera très difficile à Netanyahou de former une coalition qui dépendra de six partis dont certains sont très petits."

 


3. 
Kadima courtise à droite et/ou à gauche. Tzipi Livni parvient à convaincre un parti de droite - ou d’extrême droite - de s’allier à elle. Elle pourrait aussi conclure une alliance à gauche, notamment avec le travailliste Ehud Barak

 

Certains observateurs comme Avirama Golenn, journaliste au quotodien israélien "Haaretz", émet des doutes sur une telle éventualité : "Théoriquement, Livni serait prête à chercher un accord avec Lieberman, mais il n’a pas besoin d’elle, car il a déjà un accord fort avec Netanyahou." Des tractations entre le chef du Likoud et Lieberman seraient effectivement déjà en cours.

 

 


4. Livni et Netanyahou se partagent le mandat. Ils occuperaien
t à tour de rôle le poste de Premier ministre, pour deux ans, chacun avec sa coalition. Une situation qui s’est déjà produite en 1984, avec Yitzhak Shamir et Shimon Peres.

 
Le système électoral remis en cause

 

Ce n’est pas la première fois que le pays se retrouve face à un tel imbroglio politique. En raison de l’atomisation de la vie politique israélienne, aucune législature n’arrive à son terme qui est de 4 ans. La moyenne étant de 2 ans, 2 ans et demi.

 

Pour obtenir la majorité absolue à la Knesset, toute coalition doit être forte de 61 sièges. Or il est quasiment impossible pour un parti de réunir un tel nombre de sièges et la formation de coalitions est difficile.

 

Aujourd’hui l’appel à un changement du mode de scrutin est unanime. Ehud Barak l’a assuré dès l’annonce des résultats : qu’il se retrouve au sein du gouvernement ou dans l’opposition il travaillera "à changer le système électoral".

 

Il revient désormais au président Shimon Pérès de choisir lequel des deux leaders politiques formera un gouvernement. Le futur chef de gouvernement a ensuite 42 jours maximum pour mener des négociations et former un cabinet.

 

 

Première publication : 11/02/2009

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