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Economie FRANCE

EDF annonce un bénéfice net en baisse de 39 %

Dernière modification : 12/02/2009

Le groupe d'électricité français EDF a annoncé un bénéfice net pour 2008 en baisse de presque 40 %, ainsi qu'un programme de cession d'actifs d'au moins 5 milliards d'euros.

REUTERS - EDF <EDF.PA> a publié jeudi des résultats 2008 en baisse en raison d'une provision liée à la prolongation en France de certains tarifs réglementés et a annoncé un programme de cessions d'actifs d'au moins 5 milliards d'euros sur 2009-2010 pour améliorer sa structure financière.

L'énergéticien public dit prévoir une croissance organique "modérée" de son Ebitda (résultat brut d'exploitation) en 2009, tandis que son résultat net hors éléments non récurrents ne devrait pas progresser au cours de l'exercice en raison du programme d'investissement.

Le marché a réagi négativement à ces chiffres et à ces prévisions jugées décevantes par certains analystes. Vers 11h30, le titre cédait 8,07% à 32,68 euros, portant à plus de 20% son recul depuis le début 2009, pendant que le CAC perdait 1,79%.

En 2008, EDF a enregistré un résultat net part du groupe de 3.400 millions d'euros (-39,5%), un résultat net courant de 4.308 millions (-7,9%), un Ebitda de 14.240 millions (-6,4%), un résultat d'exploitation de 7.911 millions (-20,8%) et un chiffre d'affaires de 64.279 millions (+7,8%).

Ces résultats ont été pénalisés par la prolongation par la France jusqu'au 30 juin 2010 du Tarif réglementé transitoire d'ajustement du marché (Tartam), pour lequel EDF a enregistré une provision de 1,2 milliard d'euros, alors qu'il l'avait auparavant estimée à 1 milliard, un facteur qui pèse sur le titre, selon des intervenants.

Le Tartam est un tarif de l'électricité pour certaines entreprises qui est inférieur au prix de marché, ce qui constitue un manque à gagner pour EDF et pour lequel il indemnise ses concurrents.

"Des résultats faibles, avec des perspectives encore plus faibles, pas de soutien du côté du rendement du dividende ainsi qu'un risque d'exécution dans l'intégration des acquisitions (...), autant de facteurs qui risquent de peser sur le titre à moyen terme", ont résumé dans une note les analystes de Citi.

Selon le consensus Reuters, les analystes attendaient en moyenne un résultat net courant de 4.525 millions d'euros, un résultat brut d'exploitation de 14.761 millions et un chiffre d'affaires de 62.307 millions.

En excluant l'effet de la provision liée au Tartam, le groupe a enregistré un Ebitda de 15.435 millions d'euros, en croissance de 1,5% (+3,7% en organique), alors qu'il avait dit tabler sur une croissance organique de l'ordre de 3%.

Dividende stable

Au titre de l'exercice 2008, EDF proposera un dividende de 1,28 euro par action, identique à celui de 2007.

"Après une année 2008 marquée par des opérations structurantes de croissance externe, 2009 sera l'année de la croissance organique et de l'intégration de nos acquisitions", a dit lors d'une conférence de presse le P-DG Pierre Gadonneix.

EDF vient ainsi de conclure le rachat de British Energy <BGY.L> pour environ 13,5 milliards d'euros et va acquérir la moitié des actifs nucléaires de l'américain Constellation Energy <CEG.N> pour 4,5 milliards de dollars, des opérations censées appuyer son développement dans le nucléaire à l'international.

Si l'Ebitda du groupe devrait progresser en 2009 en raison notamment de l'intégration sur l'ensemble de l'exercice de la contribution de British Energy <BGY.L>, le groupe n'attend qu'une "croissance organique modérée de l'Ebitda dans le contexte économique dégradé actuel" (hors effet de périmètre et de change).

Le directeur financier, Daniel Camus, a confirmé que British Energy contribuerait à l'Ebitda d'EDF à hauteur de 1,5 milliard d'euros environ en 2009 et a répété qu'EDF visait 220 millions de synergies avec le groupe britannique en 2011.

EDF se fixe également comme objectif "de conserver une structure financière solide" et "engage dès cette année un programme de cessions qui devrait alléger son endettement financier net d'au moins 5 milliards d'euros en 2009-2010".

Prié de dire si le programme de cessions concernerait plutôt des actifs de production ou de réseau, Pierre Gadonneix a déclaré : "Nous n'excluons aucune des composantes du spectre, aussi bien en France qu'à l'International."

En France, le chiffre d'affaires s'élève à 34,3 milliards d'euros en 2008, (+6,3%) et l'Ebitda progresse de 2,2% en organique hors effet du Tartam.

Baisse de disponibilité du parc nucléaire


Le groupe a vu le taux de disponibilité de ses centrales nucléaires baisser d'un point à 79,2%. Il devrait selon EDF remonter à 85% à l'horizon 2011.

EDF a par ailleurs engagé un programme d'économies, le total des gains en 2008 étant estimé à 285 millions d'euros, avec l'objectif d'atteindre 1 milliard de gains nets en 2010.

Pierre Gadonneix a de nouveau plaidé en faveur d'une hausse des tarifs de l'électricité : "Les tarifs doivent refléter le contexte de reprise de l'investissement, qu'il s'agisse des investissements de capacités de production, sur la qualité de l'outil ou sur les réseaux."

En 2008, les investissements opérationnels du groupe ont atteint 9,7 milliards d'euros, sur une enveloppe de 35 milliards sur la période 2008-2010.

Le cash flow opérationnel d'EDF s'élève à 10,1 milliards d'euros à fin 2008. Son endettement financier net atteint 24,5 milliards d'euros (contre 16,3 milliards à fin 2007) et ses capitaux propres 23,1 milliards.

Première publication : 12/02/2009

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