Dernière modification : 14/02/2009 

Revue de presse
Tout d'horizon de la presse internationale.
Par Sylviane BAHR (texte)

Libération (France)
"Guadeloupe, la lame de fond"
 
On part tout de suite dans les îles. Ces îles françaises où rien ne va plus. La Guadeloupe est paralysée depuis trois semaines par une grève générale qui s’étend maintenant à la Martinique… Et ce n’est pas fini. La Guyane et La Réunion sont en passe d’être touchées. Car comme dirait Libération, avec un jeu de mots dont il a le secret, "les DOM tonnent". Ce qui se passe dans les DOM-TOM c’est, selon l’éditorial, un incendie social que le gouvernement français cherche à circonscrire au plus vite…
 
 

La Tribune des Antilles (France, Martinique)

"Les bons côtés de l’esclavage"

 
La presse martiniquaise préfère en rire qu’en pleurer. Avec un dessin de presse qui se réfère à 1848, date de l’abolition de l’esclavage :

C’est un Béké (créole blanc, descendant des colons) qui parle : "1848 : on les libère, l’Etat nous indemnise, avec l’argent, on monte des hypermarchés et d’autres business".

L’autre vignette se passe aujourd’hui, et c’est toujours le Béké qui parle : il se réjouit que les Noirs soient passés du statut d’esclave à celui de consommateur servile.

Morale de l’histoire : l’esclavage existe toujours. Il a juste changé de visage.

 
 
"Les Békés ont gardé la mentalité des esclavagistes"
Mais quel est le lien entre l’esclavage et les tensions sociales actuelles ? Pour comprendre, lisez l’interview d’une spécialiste des mouvements sociaux en Guadeloupe. Les Békés représentent 1 % de la population, mais ils détiennent l’essentiel des richesses dans les bananeraies, l’import-export et la grande distribution. Ils ont souvent gardé la mentalité des esclavagistes et c’est un patronat très conservateur. Il ne négocie avec les syndicats que du bout des lèvres. Pour les Békés, donner du travail aux gens, c’est déjà une faveur. De quoi mettre le feu aux poudres…
 
 
The Australian (Australie)

"Life or lifestyle, warns fire chief"

 
"La vie ou la qualité de vie", à vous de choisir. C’est le chef des pompiers du Victoria (la région australienne qui a été ravagée par les flammes) qui s’exprime en une du journal.  Ces dernières années, de nombreux habitants ont quitté les villes pour vivre au milieu de la végétation. D’où le nombre élevé de victimes : presque 200 cette année. Il faut arrêter cela, ou il y aura toujours plus de morts, dit le pompier.
 
 

The Waikato Times (Nouvelle-Zélande)

“Climate change 'wake up call'”

 
Le réchauffement climatique est aussi pointé du doigt. Le Waikato Times consacre toute une section aux feux en Australie. Et explique pourquoi ce pays est l’un des plus vulnérables aux changements climatiques.
 
 

The Cairns Post (Australie)

"Shut the gate, crocs on prowl"

Regardez ce qui se passe dans le nord-est de l’Australie. Des inondations terribles, il est tombé 1m d’eau sur la propriété de l’homme interviewé. Conséquence : le voilà menacé par un crocodile de 5m de long qui nage autour de sa grille d’entrée.
 
 
 
Clarin (Argentine)
"Los que se oponen al festejo amoroso"
 C’est la Saint-Valentin aujourd’hui, la fête des amoureux. Sauf que le mouvement anti-Saint-Valentin prend de l’ampleur… Il est même très populaire en Argentine.

Si vous détestez la Saint-Valentin, et que vous voulez le montrer, voilà quelques petites astuces :

Offrez à l’amour de votre vie une rose noire séchée, ou bien des petits gâteaux brulées en forme de cœur et donc immangeable (c’est meilleur pour la ligne), et emmenez-la à la journée mondiale du célibat. Cela se passe à Buenos Aires aujourd’hui même : c’est sûr, cela la refroidira !

 

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