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AFP - Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, qui préside l'Union européenne, s'en est de nouveau pris implicitement mardi à la France en dénonçant les tendances protectionnistes et nationalistes en Europe, à moins de deux semaines d'un sommet de l'UE.
"L'Europe doit faire face au protectionnisme, au populisme, à un manque de solidarité, à des mises en accusation personnelles", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Bruxelles, au cours d'un débat sur la crise économique.
M. Topolanek s'est gardé de désigner nommément la France mais toutes ses critiques lui étaient clairement adressées.
Prague ne décolère pas depuis que le président Nicolas Sarkozy a dénoncé le 5 février les délocalisations de constructeurs automobiles français notamment en République tchèque, très nombreuses depuis une dizaine d'années.
M. Sarkozy a lié un plan d'aide national au secteur à l'absence de délocalisations et demandé même "si possible" que les constructeurs automobiles "relocalisent" des usines sur le territoire national.
Ces propos ont alimenté la rancoeur des pays de l'Est de l'Europe entrés les plus récemment dans l'UE, depuis 2004, comme la République tchèque et la Slovaquie, convaincus de voir le fossé se creuser avec les Etats plus riches et prospères de l'Ouest.
"Sommes-nous vraiment dans le même bateau ? Ou avons-nous différents ponts (dans le navire européen, ndlr) ? Avons nous un pont de 1ère classe, de 2e classe et de 3e classe ?", s'est demandé M. Topolanek, en dénonçant ceux qui "jettent de l'huile sur le feu sous la forme du protectionnisme".
M. Topolanek a mis en garde contre le risque de voir la crise économique se prolonger "si nous ne parvenons pas à nous mettre d'accord sur une approche commune respectant les règles du marché unique et la libre concurrence, avec des opportunités égales pour toutes les entreprises".
La Commission européenne, gendarme de la concurrence de l'UE, a fait état récemment de "certaines préoccupations" au sujet du plan d'aide automobile français et des conditions qui y sont attachées, demandant des explications à Paris.
"Nous devons repousser le spectre du protectionnisme", a dit le chef du gouvernement tchèque, "si le protectionnisme et le mercantilisme triomphent nous seront tous perdants".
M. Topolanek s'exprimait à moins de deux semaines d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'UE, le 1er mars, afin d'améliorer la coordination déficiente de leurs réponses à la crise économique. Les Tchèques entendent en faire un sommet contre le protectionnisme.
Le président de la Commission européenne a lui aussi appelé mardi à "exclure le nationalisme économique et le protectionnisme", au cours du même débat. "L'histoire nous a appris à quel point ces formules aggravaient les crises", a-t-il dit.


























Commentaires (9)
réponse à Mr Topolanek
En effet, je trouve que le discours de Mr Sarkozy est objectif et j'espère que les gens qui ne sont pas de cet avis seront confrontés à un licenciement peut-être acquériront-ils un esprit critique personnel.
Concernant cet "ami" suisse qui se mêle de quelquechose qui ne le concerne d'ailleurs pas du tout (t'es français t'es tchèque nan t'habites même pas dans L'UE) et tu te permets de critiquer la france avec son souverain! Ecoute, reste chez toi, il vaut mieux parce qu'en France on a pas besoin de personnes comme toi et puis achète asiatique c'est de très bonne qualité.
Tous les pays ont droit d'évoluer mais si quelques-uns défendent leur position il ne faut pas non plus qu'on se laisse manipulés.
réaction suite au propos du ministre tchèque
Tout d'abord, je voudrais réagir contre ces personnes qui, étant sûres d'avoir la science infuse se permettent de qualifier leur président de "stupide" et critiquent tout sans réfléchir comme des petits moutons(beuhhbeuhh) ses mesures ne manquent en aucun cas d' un manque de réflexion; si les entreprises ne délocalisaient pas il n'y aurait pas de pertes d'emplois et les gens continueraient à consommer, en revanche comme elles délocalisent toutes: même si les produits sont moins chers le pouvoir d'achat se réduit et les gens n'achètent plus rien!D'où la crise étant donné que la croissance française est basée sur la consommation des ménages! Les tchèques n'achètent pas de renault?! Mais quel est le rapport? Beaucoup de gens ont perdu leur emploi à cause des délocalisations de cette FIRME FRANCAISE (n'est ce pas Mr Topolanek) et comme il est enoncé dans le discours ci-dessus il faut être solidaire en Europe et surtout pour la Tchécoslovaquie oui surtout!
Merci Monsieur Topolanek
3. Car si Peugeot ou Renault décide de re-localiser leurs usines en France ou ailleurs cela sera fait suivant la logique du marché et non sous décision du chef de l'Etat. Les pays de l'Est, trop heureux de quitter leur amant Soviétique envahissant, ont bien vite fais d'embrasser un système du marché unique sans penser que les gains d'un jour (usines et emplois) peuvent être les pertes d'un autre jour en suivant la même logique qui leur a apporté ces gains.
Merci Monsieur Topolanek
2. Monsieur Sarkozy à l'inverse du premier ministre Tchèque à beaucoup oeuvré lors de la présidence Française de l'Union Européenne à faire parler l'Europe d'une seule voie sur le front mondial notamment lors de la crise du Caucase et pendant le déroulement de la crise financière. Au jour d'aujourd'hui qu'a fait exactement la présidence Tchèque à part critiquer ces partenaires prenant des dispositions face à la crise? Rien. Avons nous vu la Tchèquie continuer la bataille de la rénovation du système financier? Non. Monsieur Topolanek n'a contribué en rien à faire avancer les choses...
Merci Monsieur Topolanek
1. Le marché unique est l'un des éléments les plus important de l'intégration de l'Europe. Intégration économique précédent une intégration politique. Les politiques nationales d'ajustement à court terme pour faire face à une conjoncture économique difficile n'entraveront pas la tendance de fond, historique, qu'est celle du rapprochement des peuples en Europe...
logik?
La délocalisation est un faux problème non? Les Tchèques n'auront pas assez d'argent pour se payer les voitures françaises, car ils ont un salaire trop bas. Et en France plus il y a de chômeur moins il y aura de personnes pour acheter ces voitures.
Faite ce que je dis pas ce que je fais...
Le premier ministre Tchèque a totalement raison...le stupide protectionnisme français est de retour lancé par son 'stupide' président. Car les produits français, qui en temps de croissance, ne se vendait pas ou très mal, du fait de leur piètre qualité et du manque d'innovation, ne se vendront plus du tout dans le futur. Car le seul relais de croissance dans ce monde est justement de 's'ouvrir' au monde, ce que les marques automobiles françaises n'ont jamais réussir à faire sauf dans les pays du tiers monde, et encore battu à pleine couture par les marques asiatiques. La France n'est plus du tout un exemple pour personne, même au sein de l'europe, mauvais élève dans tous les domaines avec des déficits explosifs et un président Sarkozy qui 'dicte' aux autres ce que lui même n'arrive pas faire dans son propre pays. Bref je suis très heureux de ne plus être en France...et tant que la France ne changera pas son attitude individualiste, j'achèterai hors MADE IN FRANCE...
çà le gratouille...
Forcément, al Tchéquie ne doit pas voir d'un bon oeil le plan automobile de la France qui avait délocalisé dans ce pays les usines françaises.
On n'a plus les moyens de produire dans les pays à bas coût si on veut limiter le chômage. Alors, tant pis ! ILs en ont bien profité autrefois... Mais arrêtons d'écouter ces Tchèques qui veulent donner des leçons à tous, alors qu'ils ne font pas grzand chose pour limiter la crise dans l'UE. Vraiment cette europe là, on n'en veut pas.
Pragues
M. Sarkozy, agit pour le mieux de la France, que M. topolonek s'occupe de son pays au lieu de pleurer et de s'ennerver car rien ne changera, et l'on ne va certianement pas changer notre politique pour les autres.. Vive la France....en dehors de l'Europe!!!!!!!!!!
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