Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

États-Unis, Cuba: "Somos todos americanos"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Eau argentée" : la guerre en Syrie au cinéma

En savoir plus

FOCUS

Grands lacs : LRA, une guérilla affaiblie mais toujours menaçante

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sanctions occidentales : "La Russie sortira renforcée", assure Lavrov

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Libye au cœur des discussions du Forum de Dakar

En savoir plus

SUR LE NET

Australie : la Toile solidaire de la commmunauté musulmane

En savoir plus

Economie EUROPE

Prague critique le "protectionnisme" de la France

Dernière modification : 17/02/2009

Le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek - qui préside l'Union européenne - a de nouveau critiqué la France de manière implicite, en dénonçant ceux qui "jettent de l'huile sur le feu sous la forme du protectionnisme".

AFP - Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, qui préside l'Union européenne, s'en est de nouveau pris implicitement mardi à la France en dénonçant les tendances protectionnistes et nationalistes en Europe, à moins de deux semaines d'un sommet de l'UE.

"L'Europe doit faire face au protectionnisme, au populisme, à un manque de solidarité, à des mises en accusation personnelles", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Bruxelles, au cours d'un débat sur la crise économique.

M. Topolanek s'est gardé de désigner nommément la France mais toutes ses critiques lui étaient clairement adressées.

Prague ne décolère pas depuis que le président Nicolas Sarkozy a dénoncé le 5 février les délocalisations de constructeurs automobiles français notamment en République tchèque, très nombreuses depuis une dizaine d'années.

M. Sarkozy a lié un plan d'aide national au secteur à l'absence de délocalisations et demandé même "si possible" que les constructeurs automobiles "relocalisent" des usines sur le territoire national.

Ces propos ont alimenté la rancoeur des pays de l'Est de l'Europe entrés les plus récemment dans l'UE, depuis 2004, comme la République tchèque et la Slovaquie, convaincus de voir le fossé se creuser avec les Etats plus riches et prospères de l'Ouest.

"Sommes-nous vraiment dans le même bateau ? Ou avons-nous différents ponts (dans le navire européen, ndlr) ? Avons nous un pont de 1ère classe, de 2e classe et de 3e classe ?", s'est demandé M. Topolanek, en dénonçant ceux qui "jettent de l'huile sur le feu sous la forme du protectionnisme".

M. Topolanek a mis en garde contre le risque de voir la crise économique se prolonger "si nous ne parvenons pas à nous mettre d'accord sur une approche commune respectant les règles du marché unique et la libre concurrence, avec des opportunités égales pour toutes les entreprises".

La Commission européenne, gendarme de la concurrence de l'UE, a fait état récemment de "certaines préoccupations" au sujet du plan d'aide automobile français et des conditions qui y sont attachées, demandant des explications à Paris.

"Nous devons repousser le spectre du protectionnisme", a dit le chef du gouvernement tchèque, "si le protectionnisme et le mercantilisme triomphent nous seront tous perdants".

M. Topolanek s'exprimait à moins de deux semaines d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'UE, le 1er mars, afin d'améliorer la coordination déficiente de leurs réponses à la crise économique. Les Tchèques entendent en faire un sommet contre le protectionnisme.

Le président de la Commission européenne a lui aussi appelé mardi à "exclure le nationalisme économique et le protectionnisme", au cours du même débat. "L'histoire nous a appris à quel point ces formules aggravaient les crises", a-t-il dit.

Première publication : 17/02/2009

COMMENTAIRE(S)