Dernière modification : 19/02/2009 

- Antilles françaises - Corée du Sud - Guadeloupe - Nicolas Sarkozy - Outre-mer


Revue de presse internationale
Tour d'horizon de la presse internationale.
Par Sylviane BAHR (texte)

La Croix (France)


Retour sur les événements en Guadeloupe où la situation s’envenime. Les violences ont fait un mort, un syndicaliste à Pointe-à-Pitre. A la une du quotidien catholique français, la photo d’un barrage dans le village de Sainte-Rose.
 

Cette crise intéresse les médias étrangers. Le journaliste d’"El Pais" dit que les images qui parviennent en métropole sont celles de jeunes à capuches qui brûlent des voitures. Les émeutes des banlieues en 2005 sont encore dans toutes les mémoires, notamment celle du président Sarkozy.
 
Les commentateurs s’interrogent. Quelle est la nature de cette crise aux Antilles françaises ? Pour le quotidien irlandais, pas de doute, c’est un problème racial qui s’enracine dans le passé colonial non résolu de la France.
 
The Guardian (Grande-Bretagne)
"Sarkozy under pressure after Guadaloupe death"
 
Par contre, pour le quotidien britannique,le problème est avant tout social : 70% des Guadeloupéens vivent dans des logements sociaux. La crise économique  a été le détonateur : encore plus de chômage et moins de pouvoir d’achat a poussé les gens dans les rues.

Le Midi Libre (France)
Éditorial
 
C’est peut-être pour éviter une contagion de ce type d’émeutes que Nicolas Sarkozy a dévoilé jeudi son plan pour venir en aide aux plus démunis. Deux milliards d’euros pour les foyers les plus modestes. Ce n’est pas assez pour "le Midi Libre". L’éditorialiste de ce journal régional affirme que le président reste "droit dans ses bottes" face à la pression sociale.

Le Figaro (France)
Éditorial
 
Accueil très favorable du coté de la presse de droite : pour "Le Figaro", le cocktail français est "cohérent et raisonnable".
 
Les Échos (France)
Éditorial
 
Pour la presse économique, la mesure est coûteuse. Mais  "cette opération de colmatage est peut-être le prix à payer pour recréer un semblant de cohésion autour de la politique suivie".
 
The Korea Times (Corée du Sud)
"Money determines happiness"
 
Plus d’argent pour consommer plus, c’est l’idée qui se cache derrière ces mesures sociales. Car comme le dirait le "Korea Times", l’argent détermine le bonheur, si l’ont en croit un sondage publié dans ce journal sud-coréen. Bizarrement, selon les critères du bonheur coréen, le pays le plus heureux est le Vanuatu (un des pays les plus pauvres de la planète),  alors que le Danemark est à la traîne.
 
Le Monde (France)
 
Les langues les plus touchées sont celles d’Amérique latine et d’Océanie.  Et ce n’est pas l’anglais qui menace ces idomes, mais des langues régionales qui tendent à s’imposer comme le swahili en Afrique de l’Est ou le bahasa en Indonésie.  Mais bonne nouvelle : les Etats se préoccupent de plus en plus des questions linguistiques.
 
Prise de conscience militante et volontarisme politique poussent parfois à la renaissance des langues. Exemple : au Paraguay, le bilinguisme d’Etat a récemment été introduit. Désormais, on peut parler à la fois espagnol et guarani dans toutes les administrations et écoles du pays.
 
Par contre, en France, 26 langues sont en danger, dont le ligurien, le gallo, le piémontais ou l’alpin. Par contre, effet ch’ti oblige, le picard a la cote.
 

 

Commentaires (1)

Les États se préoccupent ?

« les États se préoccupent des langues[...]» puis on apprend plus tard que ce sont les militants qui s'en préoccupent; n'y a-t-il pas un problème dans le texte lu ?

Sur le même sujet
Fermer