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Economie

Le suédois Saab obtient son redressement judiciaire

Dernière modification : 20/02/2009

Le constructeur automobile suédois Saab a obtenu l'aval de la justice pour devenir une entité indépendante. Un redressement judiciaire qui lui permet d'échapper de peu à la faillite, malgré l'abandon de son propriétaire General Motors.

AFP - Le constructeur automobile suédois Saab a reçu vendredi l'aval d'un tribunal pour devenir une entité indépendante dans l'espoir d'échapper à la faillite après l'abandon de sa maison mère américaine General Motors, ont annoncé vendredi Saab et General Motors.

"Le tribunal d'instance de Vänersborg a approuvé vendredi la requête de réorganisation et de restructuration déposée par Saab plus tôt ce matin", indique GM dans un communiqué.

"Nous allons recréer Saab Automobile comme entité indépendante. Le chemin ne sera pas facile", a déclaré le directeur général de Saab, Jan Aake Jonsson, ajoutant: "après une période où il a fallu prendre des décisions difficiles, nous avons jeté la base d'un nouveau départ".

La décision de procédure de sauvegarde intervient alors que GM vient d'annoncer que Saab pouvait se déclarer en faillite "dès ce mois-ci", à moins qu'il ne reçoive une aide du gouvernement suédois, ce que ce dernier a aussitôt refusé.

Ce redressement judiciaire permet à Saab de survivre en partie, et aux fournisseurs de récupérer un peu d'argent en acceptant un règlement partiel.

Selon GM, cette décision va permettre de créer "une entité commerciale complètement indépendante qui serait viable et capable d'attirer des investisseurs".

La mise sous tutelle est un processus légal en Suède conduit par un administrateur indépendant désigné par un tribunal qui travaillera étroitement avec l'équipe dirigeante de Saab.

La restructuration sera effective dans les trois mois et "nécessitera un financement indépendant pour réussir", a ajouté GM.

Les financements devraient être à la fois publics et privés, a-t-il poursuivi. Le gouvernement suédois fournirait "un peu d'aide" pendant la mise sous tutelle, selon la maison mère américaine.

Jan Aake Jonsson s'est montré optimiste, soulignant que le constructeur suédois disposait de trois nouveaux modèles prêts à être lancés au cours des 18 prochains mois.

"Saab a d'excellentes fondations pour assurer une croissance forte, dès lors que nous pourrons obtenir les capitaux pour boucler les opérations d'ingénierie, de fabrication et pour assumer les coûts de lancement. La mise sous tutelle nous donnera le temps et les moyens qui aideront à commercialiser ces modèles tout en minimisant l'impact financier de Saab sur GM", a-t-il dit.

Guy Lofalk, l'administrateur désigné, s'est dit "impressionné par les compétences chez Saab".

"Avec trois nouveaux modèles quasiment déjà prêts, cela aurait été du gâchis de ne pas essayer de trouver une solution de long terme", a-t-il opiné.

La ministre de l'Industrie, Maud Olofsson, qui avait vivement critiqué GM cette semaine, a déclaré qu'elle allait se rendre dans le fief de Saab, à Trollhättan (sud-ouest).

"Notre rôle est de prendre contact avec la ville et les officiels de la région et voir ce que nous pouvons faire en ces temps difficiles. Notre objectif est d'aider les salariés", a-t-elle dit vendredi à l'agence TT.

Saab emploie environ 4.100 personnes en Suède, parmi lesquelles 3.700 travaillent à Trollhättan.

Sous-traitants compris, environ 15.000 emplois en Suède sont menacés si Saab venait à disparaître.

GM a assuré vendredi que les sous-traitants ne seraient pas lésés.

L'américain avait acquis Saab en deux étapes en 1990 et 2000, mais le suédois souffre d'une baisse continue des ventes depuis plusieurs années, qui s'est brutalement accélérée avec la crise.

La marque, qui avait bâti son image sur son design et ses innovations techniques, pâtit aujourd'hui d'une gamme vieillissante. Ses ventes ont plongé de 38% au quatrième trimestre 2008 sur un an (17.900 véhicules).

En 2008, le suédois a vendu 93.300 voitures contre 120.000 trois ans auparavant.
 

Première publication : 20/02/2009

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