Plusieurs associations et des avocats se disputent le privilège d'essayer de récupérer deux objets d'art chinois qui font partie de la vente Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, mais il semble que seule une association basée en France se soit pourvue en justice.
Le tribunal de Paris doit statuer lundi sur le référé déposé par l'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (Apace), basée à Paris, qui veut bloquer la vente de deux têtes en bronze -celles d'un rat et d'un lapin- provenant du sac du Palais d'été à Pékin en 1860.
Cependant un avocat pékinois, Liu Yang, a assuré être à la tête d'un groupe de 90 avocats chinois qui auraient "demandé une injonction", ce qui ne pouvait être vérifié dimanche au Tribunal de Paris. M. Liu devait arriver ce week-end à Paris, selon le journal Libération.
D'après les indications à l'AFP de Bernard Gomez, président de l'association Apace, il s'agirait d'un "usurpateur qui veut se faire passer pour un héros".
"La seule action judiciaire légale et en cours a été menée par Apace au travers d'un cabinet d'avocats français et non pas par M. Liu Yang qui n'a jusqu'à ce jour intenté aucune action légale en France", a affirmé M. Gomez dimanche dans un communiqué.
Il a assuré n'avoir "jamais eu de contact avec le collectif des avocats chinois et M. Liu Yang", et n'être pas mandaté par le gouvernement chinois pour cette procédure.
Enfin il a indiqué ne porter "aucune accusation ni contre la maison de vente Christie's, ni contre M. Bergé, ni contre feu M. Yves Saint Laurent", qui ont acquis ces "reliques culturelles chinoises" en toute légalité.
Une association inconnue créée cette année, "Les amis du printemps", s'est en outre manifestée dimanche par un communiqué en français et en chinois, où elle appelle le gouvernement chinois à négocier "au plus vite" le retour des reliques, et demande au gouvernement français de "respecter les droits culturels de tous les pays".













