- Bourses - Crise financière - Économie européenne
Les principales Bourses d'Asie ont lourdement chuté mardi dans le sillage de New York la veille, les investisseurs étant de plus en plus inquiets quant à la santé du système financier aux Etats-Unis, sur fond de rumeurs de nationalisation des grandes banques.
A Hong Kong, l'indice Hang Seng dégringolait de 3,30% à 06H30 GMT. Au même moment, Shanghai dévissait de 4,56%, également plombée par Wall Street.
La déconfiture a également été sévère à Séoul, où l'indice Kospi a chuté de 3,24% en clôture. Les pertes ont été un peu plus modérées en Nouvelle-Zélande (-2,00%), à Taipei (-1,06%), et à Manille (-1,13%).
A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei a terminé la séance en baisse de 1,46%, proche de son plus bas niveau en 26 ans. Le marché japonais a chuté de jusqu'à 3% en début de séance mais s'est un peu ressaisi par la suite, aidé par la remontée du dollar et de l'euro face au yen.
Le billet vert s'est notamment hissé au dessus de la barre de 95 yens, ce qui ne s'était pas vu depuis environ trois mois. Mais aucun observateur ne se risquait à prédire un rebond de la Bourse de Tokyo dans un proche avenir.
"Les intervenants sur le marché sont prêts à voir le Nikkei chuter sous les 7.000 points", ce qui ne s'est pas produit en clôture depuis 1982, a commenté Tsuyoshi Kawata, stratège chez Nikko Cordial, cité par Dow Jones Newswires.
Le ministre japonais des Finances, Kaoru Yosano, a déclaré mardi que "le gouvernement va voir ce qu'il peut faire si les prix des actions chutent trop", sans cependant annoncer de mesures pour enrayer le déclin de la Bourse.
Vers 06H30 GMT, Singapour cédait 1,54%, Bombay 1,07% et Bangkok 1,46%.
Sydney a terminé la journée en léger recul de 0,58%. "Le bain de sang auquel les participants s'attendaient n'a pas eu lieu", a commenté Chris Weston, analyste chez IG Markets en Australie. "Mais ce dont le marché a besoin maintenant, ce sont des bonnes nouvelles, ou une impulsion positive de la part d'un haut responsable public, pour donner aux investisseurs ne serait-ce que les plus petites raisons d'acheter", a-t-il ajouté.
Le gouvernement américain avait annoncé lundi les nouvelles modalités de recapitalisation des banques par l'Etat, qui ouvrent la porte à une éventuelle nationalisation, puisqu'il pourra convertir sa participation en actions communes, avec droit de vote. Ces modalités seront applicables dès mercredi si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital.
Les rumeurs de nationalisation se sont multipliées tout au long de la semaine dernière à propos de Citigroup et de Bank of America, toutes deux recapitalisées à hauteur de 45 milliards de dollars chacune ces derniers mois.
La perspective d'aides des Etats aux banques n'a pas calmé la nervosité à Wall Street, où le Dow Jones a chuté lundi de 3,41%, terminant à son plus bas niveau de clôture depuis près de 12 ans, et le Nasdaq de 3,71%.
Les marchés asiatiques ont également été plombés mardi par une information de la chaîne de télévision CNBC, selon laquelle l'assureur américain AIG, qui a déjà été renfloué à hauteur de 150 milliards de dollars par l'Etat fédéral, est en discussions avec Washington pour obtenir des fonds supplémentaires.
Ces fonds, dont le montant n'a pas été dévoilé, permettraient à l'ex-numéro un mondial de l'assurance à continuer d'opérer normalement après la publication de ses résultats annuels lundi prochain, censés être les plus mauvais jamais publiés par une entreprise américaine, a affirmé CNBC.
Selon la chaîne financière, AIG devrait publier une perte avoisinant les 60 milliards de dollars.


























Commentaires (3)
Dans ce Domaine Il'ya toujours
Un gagant et un perdant, ce que nous constatons"est qui n'est pas vrais en realite" tous le monde a perdu et entrain de perdre.
les citoyens perd, le gouvernment perd, les institution qui sont des personne moraux et pas physique perd, les generation du future sont aussi perdante, et chaque perdant met des pressure sur le perdant au dessous et lui meme et sous la pressure de d'un autre perdant au dessus.
et apres, Dans toute l'affaire le vrais gagant est entrain de collecter pour construire l'empire plus eleve lawyer pour
Controller tous
pour faire des pret des fond collecte dans cette crise
et ne pas oublier les chantage qui va se faire pour creer resoudre des cas politique geostratigique
ou tous le monde va etre un prisonier financer
le meilleur moyen d'imposer une paix internationale masque
on ne refond pas un systeme avec les mêmes aux commandes...
mais combien de temps ces gens (ou escrocs plutot) vont-ils continuer à quémander des deniers publics ?
c'est quand même dingue , que l'opinion publique ne dise pas stop à cette mascarade .
les banquiers et le monde de la finance n'en a que faire de l'argent . ils jouent avec et continuent
à opérer exactement de la même façon qu'avant le début de cette soit-disant crise .
continuez à les gaver , ils n'en seront que plus contents et méprisants .
le problème , c'est que les dettes publiques augmentent juste pour permettre à ces vautours
de continuer leur pseudo casino.
Tout l'argent qui a été balancé depuis quelques mois est bien parti dans des poches ...
qu'attendez vous messieurs les journalistes pour faire un peu de lumière sur la destination
réelle de ces fonds ?
LES BOURSES
Nostradamus a une fois de plus raison sur la (les) Bourse de Paris 2677,45 au moment ou jécris ce commentaire. Ils vous suffit de relire mes commentaires anciens sur France 24 et qui pourra me dire que je n'avais pas raison.
Réagir à cet article