- Cambodge - États-Unis - Khmers rouges - Réfugiés
Une maison isolée de la banlieue de Phnom Penh abrite un sanctuaire pour des hommes perdus au Cambodge. Toutes les personnes qui y sont accueillies sont des enfants de réfugiés du régime khmer rouge, nés aux Etats-Unis. Ils ont mal tourné, sont devenus gangsters, trafiquants… Les Etats-Unis ont préféré s’en débarrasser.
"J’ai été dans plein de gangs. Tu sais quand on est gamin", explique Spookie, corps tatoué et visage balafré.
La loi est implacable aux Etats-Unis. Tout immigré ou enfant d’immigré récidiviste est expulsé vers son pays d’origine. Ils sont donc condamnés à vivre dans le pays de leurs ancêtres, loin de leur Amérique natale. Spookie, un ancien chef de gang, est l’un d’eux.
"Quand on est môme on s’amuse, et plus on s’amuse plus les ennuis et la violence arrivent, témoigne Spookie. Maintenant je suis vieux… Je suis calme."
"Je pensais que le Cambodge était encore communiste"
Difficile pour ces personnes qui ont vécu toute leur vie aux Etats-Unis de s’adapter soudainement au Cambodge. Car en dépit de leur apparence et de leurs origines, ces hommes ne savent rien du Cambodge, ni de sa culture, ni de sa langue.
"Nous, on aime l’Amérique", lance, devant un drapeau américain, Som Kosal, un autre jeune homme d’origine cambodgienne qui a été expulsé des Etats-Unis.
Pour lui, le retour au Cambodge a été un choc. "Franchement, j’avais la trouille. Je pensais qu’ils allaient nous embarquer et nous tuer. Je pensais que le Cambodge était encore communiste… ", témoigne-t-il.
Ces hommes ont un message pour la nouvelle administration américaine.
"J’espère une chose : que le nouveau président comprenne notre situation. On est nés, on a grandi là bas (…) On espère que la loi va changer. Comme ça, tu vois, on aura une chance d’y retourner."
Pourtant, malgré les espoirs de Spookie, Washington a réduit ses programmes d’aide à l’insertion des expulsés.
Sonec Tan, coordinateur du Programme d'intégration des "Returnees" (RISP) est donc "très inquiet" pour l’avenir du programme d’insertion et de celui de ses protégés.
"Nous avons des types qui sont incapables de s’insérer en raison de graves problèmes psychologiques, explique-t-il. Sans ce programme d’adaptation, ils vont être livrés à eux-mêmes. Ils vont finir dans la rue… ou morts… ou en prison…"


























Commentaires (5)
si
si vous êtes né dans un pays vous êtes citoyen de ce pays (et c'est la cas au USA). Alors pourquoi renvoyer des criminels dans le pays de leurs parents. Ce pays ici le Cambodge n'est pas le leur ils sont citoyen américain.
Il s'agit juste ici d'une manipulation américaine pour vider leur prison dégât trop remplie et ainsi économiser de l'argent.
Même si je ne soutient pas ce criminel récidiviste, je ne comprend pas cette politique. Que dirait ton si une personne citoyenne française né en France mais de parents immigrés était renvoyé dans le pays de leurs parents? On hurlerait au droit de l'homme et blablabla, alors je vois pas pourquoi les autres pays aurait le droit de le faire.
Le commentaire de 1 (tout en bas de la page) est inadmissible.
Le retour au pays des gangsters khmers américains
Français d'origine étrangère, j'ai compris l'article et le commentaire de la femme khmer. Je suis forcé d'être en accord avec elle. L'article parle des khmers mais il pourrait aussi bien s'appliquer à n'importe quel criminelle d'origine étrangère. S'il est complet, il faut souligner que ces criminels ont eu une chance ; ils sont expulsés en cas de récidive seulement. Il n'est pas fait mention de regret de leurs part mais seulement de l'envie de retourner aux USA.Parfois ces personnes agissent ainsi justement parce que dans leur pays d'origine la criminalité est plus sévèrement punie. Une telle décision permettrai sans doute de diffuser un message qui abaisserait éventuellement la criminalité dans le pays d'accueil.Se retrouver dans un milieu bien plus défavorisé que celui où le crime est facile peut être plus bénéfique qu'être en prison parmi d'autres truands aux USA ou ailleurs.C'est peut-être là la réflexion que nous devrions avoir.
Le retour au pays des gangsters khmers américains
2: pourquoi cette habitude de toujours lire de travers l information et de la manipuler... ou alors c est que l article ne vous interesse pas, et que vous avez d autres idees derriere la tete,mais honnetement votre commentaire est completement hors sujet. Cordialement, un francais d origine etrangere, mais bien francais.
Le retour au pays des gangsters khmers américains
a la femme khmère. juste dessus
"Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'être dans le pays de ses ancêtres et s'y investir (apprentissage du khmer, de sa culture, de son mode de vie) au lieu de pleurer sur son sort""..
pardon, mais l article denonce avant tout la barbarie d envoyer quelqu un dans un pàys inconnu afin de payer sa dettte envers la societe, et ce, parce que d origine x ou y, alors que les memes criminels mais d origine "plus national" sont condamnes sur le sol americain. ils sont tous americains si jai bien saisi, non?
pourquoi mettez vous le doigt sur le fait qu il faille que ces hommes s adaptent a tout prix dans un pays a lautre du monde: ILS SONT AMERICAINS, nom de dieu!!! ou alors c parce que leurs yeux bridés( je pourrais parler de sang), peut etre selon vous font de eux quelpque part des citoyens asiatiques a part entiere??
gansters khmers américains
Ces hommes ont-ils envie réellement de s'insérer dans la société khmère ou n'espèrent-ils que le retour aux States ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'être dans le pays de ses ancêtres et s'y investir (apprentissage du khmer, de sa culture, de son mode de vie) au lieu de pleurer sur son sort ? Quand on est au fond de la piscine, on ne se laisse pas noyer, on se débat pour remonter à la surface pour rester en vie. Bon sang ! Ils ne sont pas bien vieux ces hommes là ! De la volonté, du courage pour se sortir de ce ghetto. Ne parlez pas de fatalité ou autres karmas, cela n'existe que pour les gens qui se contentent de moisir au fond du trou.