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Culture

La vente YSL-Bergé rapporte 373,5 millions d'euros

Vidéo par Marina BERTSCH

Dernière modification : 10/08/2009

Les enchères de la collection privée Saint Laurent-Bergé ont atteint le montant record de 373,5 millions d'euros. Le dernier jour de la vente a été marqué par l'acquisition de deux bronzes chinois (photo), dont Pékin réclame la restitution.

AFP - La vente de la collection d'art Yves Saint Laurent-Pierre Bergé a atteint le montant record de 373,5 millions d'euros, ont annoncé les organisateurs mercredi, à l'issue d'une dernière journée marquée par la vente controversée de deux bronzes chinois réclamés par Pékin.

"Je suis très heureux ce soir. Je suis sûr que ceux qui ont acquis toutes ces oeuvres d'art vont les aimer", a commenté devant la presse l'homme d'affaires Pierre Bergé, faisant le bilan de trois jours de vente qui ont électrisé les collectionneurs venus du monde entier.

M. Bergé, 78 ans, a orchestré jusque dans les moindres détails la dispersion, sous l'immense nef du Grand Palais, de la collection qu'il avait rassemblée pendant 50 ans avec son ancien compagnon, le couturier Yves Saint Laurent décédé le 1er juin dernier.

 

 



Cette vente, la plus importante d'une collection privée jamais réalisée, a fait tomber les records pendant trois jours, pour des artistes aussi majeurs que Matisse, Mondrian, Klee ou Géricault, avant d'être marquée mercredi par une tension autour de la vente de deux antiquités chinoises.

Ces deux pièces, une tête de rat et une tête de lapin d'une hauteur d'une quarantaine de centimètres, proviennent du sac du Palais d'été à Pékin par des soldats français et britanniques en 1860.

Elles ont été adjugées mercredi soir pour un montant de 15,7 millions d'euros chacune, sans qu'on connaisse l'identité du ou des acheteurs qui ont remporté les enchères au téléphone.

"Nous sommes tenus à la même confidentialité que des médecins", a rappelé devant la presse François de Ricqles, vice-président de la maison Christie's France qui organisait la vente.

Même si ces oeuvres du XVIIIeme siècle ont été achetées en toute légalité par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, le gouvernement chinois réclame leur restitution.

"Dans l'histoire moderne, les puissances impérialistes occidentales ont pillé beaucoup d'objets artistiques chinois au Palais d'été et ils doivent revenir en Chine", a répété mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le gouvernement français a cependant indiqué n'avoir été saisi "d'aucune démarche officielle" de la part du gouvernement chinois à ce sujet.

Pierre Bergé avait proposé d'offrir les pièces à Pékin si le gouvernement chinois "donne en contrepartie les droits de l'homme, la liberté au Tibet et (accueille) le dalaï lama", une proposition qualifiée de "ridicule" par le gouvernement chinois.

Ces têtes "ont été achetées sur le marché privé et vendues dans une vente privée. Il y a toujours la possibilité pour un pays qui veut récupérer certaines oeuvres de les racheter", avait commenté sur TV5Monde, peu avant la vente, la ministre de la Culture Christine Albanel.

La vente s'est déroulée sous le regard de deux avocats se présentant comme mandatés par des associations chinoises, et d'un groupe de jeunes chinois venus témoigner de leur désapprobation.

Un de ces avocats, Liu Yang, a prévenu que la vente des bronzes "portera un préjudice aux relations entre les peuples" français et chinois, tout en reconnaissant ne pas être mandaté officiellement par son pays.

 

 

Première publication : 25/02/2009

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