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EUROPE

L'ex-président serbe Milutinovic fixé sur son sort ce jeudi

Vidéo par Marina BERTSCH

Dernière modification : 26/02/2009

C'est ce jeudi que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie rend son jugement dans le procès de Milan Milutinovic. L'ancien président serbe est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pendant la guerre du Kosovo.

AFP - Le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie rendra jeudi son jugement dans le procès de l'ancien président serbe Milan Milutinovic, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité durant la guerre du Kosovo (1998-1999).

Milan Milutinovic, 66 ans, est, avec cinq co-accusés, poursuivi pour avoir, en collaboration avec l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, orchestré le déplacement forcé de 800.000 Albanais du Kosovo.

Des peines de 20 ans de réclusion à la prison à vie avaient été requises le 20 août 2008 contre Milan Milutinovic, l'ancien vice-Premier ministre de la République fédérale de Yougoslavie (RFY) Nikola Sainovic, deux anciens chefs de l'état-major de l'armée yougoslave, Dragoljub Ojdanic et Nebojsa Pavkovic, ainsi que les généraux Vladimir Lazarevic et Sreten Lukic.

Milan Milutinovic, président de Serbie de 1997 à 2002, et ses co-accusés avaient comparu devant le TPI à La Haye du 10 juillet 2006 au 27 août 2008 et ont plaidé non coupables.

Le jugement de jeudi sera le premier rendu par le TPI concernant des Serbes accusés de crimes de guerre durant la guerre du Kosovo.

L'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, mort en 2006 pendant son procès pour crimes de guerre au Kosovo notamment, a toujours maintenu que les agissements de l'armée yougoslave étaient des actions militaires légitimes visant l'Armée de libération du Kosovo (UCK), qu'il qualifiait de "terroriste".

Selon l'accusation, Milan Milutinovic et ses co-accusés ont tenté de modifier la composition ethnique du Kosovo, peuplé à 90% d'Albanais, pour maintenir le contrôle serbe sur cette province.

Selon l'accusation, les forces de la République fédérale yougoslave (RFY) et de la Serbie, ont, avec le soutien des accusés, tué des centaines de personnes, commis des viols et détruit des lieux de culte musulmans dans le cadre d'une "campagne systématique de terreur et de violence".

En mars 1999, l'armée yougoslave et la police serbe s'étaient retirées du Kosovo à la suite de onze semaines de bombardements de l'Otan. Cette province du sud de la Serbie avait été placée sous administration de l'ONU et une force multinationale commandée par l'Otan y a été déployée.

Le 17 février 2008, les autorités kosovares albanaises ont proclamé l'indépendance du Kosovo, reconnue depuis par 55 pays, dont les Etats-Unis.

Mais Belgrade, qui considère le Kosovo comme la province méridionale de la Serbie, continue à s'y opposer et a obtenu que la Cour internationale de Justice (CIJ) se prononce sur sa légalité.

Le procès de Vlastimir Djordjevic, ancien ministre adjoint du ministère de l'Intérieur serbe et chef de la sécurité publique, a débuté le 27 janvier. C'est le cinquième et dernier procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité durant la guerre du Kosovo.
 

Première publication : 26/02/2009

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