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EUROPE

L’Italie sur les traces de l’Australie

Texte par Benjamin DODMAN

Dernière modification : 02/03/2009

Des étiquettes obscures et une qualité trop variable ont longtemps freiné les exportations de vin italien. S’inspirant de leurs concurrents australiens, les producteurs du sud du pays ont opéré un virage à 180 degrés, non sans succès.

La Sicile, île méditerranéenne célèbre pour la beauté de ses paysages escarpés, produit du vin depuis de très nombreuses années. Des vins longtemps critiqués pour leur complexité et leur teneur en alcool – parfois jusqu’à 18 %. Mais il y a une vingtaine d’années, les producteurs de l’île ont permis la renaissance du vin du sud de l’Italie. Ils se sont montrés "particulièrement créatifs dans leur réponse aux défis que leur lançait le Nouveau monde", a expliqué à FRANCE 24 le blogueur Franco Ziliani, spécialiste du vin. 

 

Loin de snober les nouveaux concurrents australiens, les Siciliens ont mis leur fierté de côté et les ont imités. "L’Australie a été pour nous une référence, à la fois en termes de techniques de production mais aussi de communication et d'étiquetage", raconte Francesca Planeta, dont l’entreprise familiale vend désormais ses vins dans 65 pays.

 

Il a d’abord fallu changer de méthode pour améliorer la qualité du vin, explique Francesca. "Les techniques de production que nous utilisions avant étaient plus adaptées aux climats plus froids du nord. Désormais, nous avons adopté les méthodes des producteurs de vin australiens et californiens – leur climat étant assez similaire au notre."
   

Francesca a vu ses exportations augmenter de façon régulière ces dernières années grâce à des vins facilement identifiables par les consommateurs du monde entier – avec des cépages comme le Merlot ou le Chardonnay. C’est exactement ce que les producteurs australiens, californiens et chiliens font depuis des années, avec un succès remarquable.

   

Dépasser les Français

   

Comme Francesca, certains producteurs de vin ont réussi à surmonter la plupart des obstacles qui empêchaient jadis aux vins italiens de rivaliser avec leurs voisins français. En Italie, l’extraordinaire variété des paysages, des climats et des traditions s’est avérée à la fois une chance et une malédiction pour l’industrie du vin, handicapée par un nombre infini de variétés inconnues de raisin et par une multitude de dénominations.

  

La solution : communiquer de façon claire et donner aux consommateurs ce qu’ils veulent. Selon Franco Ziliani : "La créativité est le principal atout de l’Italie sur un marché de l’exportation hautement concurrentiel."

  

Non seulement l’Italie boit et exporte plus de vin que la France, mais elle a en a aussi produit plus en 2008. Et les vignerons français ne peuvent plus prétendre que l’Italie est surtout un producteur massif de vin de table de pacotille. "Les producteurs italiens ont fait un énorme bond en avant en matière de qualité", estime Franco Ziliani.

  

Certes, l’Italie ne peut encore mettre en avant qu’une poignée de vins pouvant rivaliser avec les vins français les plus prestigieux, reconnaît Franco Ziliani. Mais elle est en train de remporter la bataille de l’exportation. La recette de son succès : la flexibilité, une qualité constante, des labels facilement identifiable et l’attrait universel du "Made in Italy".

 

Première publication : 27/02/2009

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