Ma première pensée en arrivant aux abords du Floréal, une frégate militaire française de plus de six mètres de haut, va à mon professeur de sport à l’école primaire, M. Pedru. Lui ne se rappelle probablement pas de moi. Mais moi, je me rappelle parfaitement de lui depuis quelques minutes.
Je me souviens, en particulier, de la passion qu’il mettait à nous enseigner l’usage de la corde lisse et comment il nous apprenait à grimper à l’échelle métallique accrochée à la façade extérieure de l’école.
Vingt ans plus tard, la mise en pratique arrive enfin. Totalement trempée après une demi-heure de Zodiac en pleine mer - mon Blackberry fait désormais office d’aquarium, les poissons rouges en moins - , les semelles de mes chaussures glissantes, les mains graisseuses, je dois escalader une petite échelle de corde qui ballotte le long de la coque du navire. Pendant ce temps, le Floréal, lui, continue tranquillement sa route.
Mon cœur s’emballe. Pas de peur, mais d’excitation. J’adorais les cours de M. Pedru. Dans la foulée, je retrouve mes réflexes. Je fixe le point d’arrivée, tout en haut, évitant de regarder vers le bas - le bas qui ne ressemble pas vraiment, cette fois, à un tapis de gym rembourré...
J’avance un pied, puis une main. L’autre pied, puis l'autre main. Je jubile, poursuivant mon ascension. Je pose à nouveau le pied gauche, puis la main – pas ensemble, hein ! - sur un barreau de l'échelle. Puis soudain, une main se tend. J’hésite à la saisir. Ma minute d’escalade serait-elle déjà finie ? Hélas oui. Bien courte, elle a pourtant fait remonter tant de bons souvenirs... Merci M. Pedru !


























Commentaires (2)
Le coup du BB
Mouais le coup du balckberry trempé... On la voit venir à des km. Il était tout vieux et tout cassé ton black avant de partir. T'as trouvé le moyen d'en avoir un tout bo tout neuf ;-)
Ah ces professeurs de sports.
Ils ne montent pas à la corde à noeuds dans leur navire, les militaires ? Me voilà étonné !
N'y a-t-il pas de stage d'escalade chez france24 ?
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