Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Killer in the cockpit"

En savoir plus

POLITIQUE

"Il y a une vaste gamme de droites radicales en Europe"

En savoir plus

POLITIQUE

"L’abstention est une forme de rejet du système"

En savoir plus

DÉBAT

Le Yémen dans le chaos : vers une guerre régionale ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Le Yémen dans le chaos : vers une guerre régionale ? (Partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

L'intervention militaire au Yémen bouscule les cours du pétrole

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Crash de la Germanwings : "le copilote voulait en finir"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Agriculture : faire face à l'élevage intensif

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Elections américaines : quels candidats pour 2016 ?

En savoir plus

Economie EUROPE EUROPE

Paris renonce au protectionnisme, Bruxelles satisfait

Dernière modification : 01/03/2009

À la veille du sommet européen, la Commission donne son feu vert au plan français de soutien à l'automobile. Paris s'est engagé à ne pas conditionner cette aide à des contreparties protectionnistes.

AFP - La Commission européenne a donné samedi moyennant des "garanties" son feu vert au plan français d'aide à l'automobile, désamorçant l'un des principaux éléments de la querelle sur le protectionnisme qui menaçait de gâcher le sommet européen de dimanche.

La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, s'est dite "satisfaite des garanties présentées par les autorités françaises sur l'absence de caractère protectionniste du plan d'aide au secteur automobile", dans un communiqué.

"Il était important que la Commission lève toute ambiguïté", car "l'Europe ne peut se permettre un retour au protectionnisme et ses conséquences négatives sur l'emploi au niveau européen", a-t-elle ajouté.

Le plan français annoncé le 9 février prévoit d'accorder 7,8 milliards d'euros d'aides au secteur, dont 6 milliards de prêts à taux préférentiels pour les constructeurs français Renault et PSA Peugeot Citroën.

L'automobile est frappée de plein fouet par la crise. Les dirigeants européens disent tous vouloir s'efforcer de préserver les 12 millions d'emplois qu'elle représente.

Mais la polémique venait de ce que le président Nicolas Sarkozy avait conditionné l'octroi des aides gouvernementales à un engagement des constructeurs à maintenir leurs usines en France et à ne pas délocaliser "en Tchéquie ou ailleurs".

Le Premier ministre libéral tchèque Mirek Topolanek, dont le pays est le premier producteur d'automobiles à l'est de l'Europe, avait qualifié d'"inacceptables" ces mesures "protectionnistes" françaises. Et recueilli l'appui de nombreux pays de l'UE face à la France.

La Commission l'avait soutenu en avertissant que des conditions de maintien de l'emploi en France seraient contraires aux traités européens.

Après des discussions parfois tendues, "les autorités françaises se sont engagées à ne pas mettre en oeuvre de mesures d'aide au secteur automobile qui contreviendraient aux principes du marché intérieur", a rapporté la Commission.

La France s'est notamment engagée à ce que "les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France", a précisé l'exécutif européen.

Paris a-t-il pour autant renoncé à obtenir un engagement "moral" des constructeurs à maintenir leurs usines en France? Cela reste à confirmer.

Un diplomate français avait encore répété vendredi que Paris jugeait qu'une telle contrepartie était "le minimum à attendre" des constructeurs bénéficiaires de l'aide publique.

Même si la Commission a prévenu qu'elle resterait "attentive aux conditions de mise en oeuvre" du plan français, son satisfecit de samedi devrait permettre de détendre une atmosphère qui s'annonçait chargée au sommet européen de dimanche.

Signe des tensions des dernières semaines, neuf pays de l'Est, dont la République tchèque, se réuniront dimanche en mini-sommet juste avant le sommet à 27 pays.

Outre leur opposition à tout protectionnisme, beaucoup de pays de l'Est jugent leurs partenaires de l'Ouest pas assez solidaires face aux graves problèmes de liquidités et de changes que connaissent notamment la Hongrie et la Lettonie.

Samedi, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a encore appelé ses partenaires à éviter toute nouvelle division de l'Europe et à faire preuve de solidarité.

"Nous ne voulons pas de nouvelles lignes de divisions, nous ne voulons pas une Europe divisée selon une ligne Nord-Sud ou Est-Ouest", a-t-il déclaré, en soulignant l'importance de maintenir le marché intérieur "uni".
 

Première publication : 28/02/2009

COMMENTAIRE(S)