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EUROPE

Obama et Brown coordonnent leurs efforts face à la crise

©

Vidéo par Karim YAHIAOUI

Dernière modification : 04/03/2009

Le président américain et le Premier ministre britannique ont préparé à Washington le sommet du G20, qui se tiendra le 2 avril à Londres. Tous deux se sont exprimés en faveur d'une action économique internationale concertée.

AFP - Le président américain Barack Obama a refusé mardi de voir dans l'évolution négative des marchés boursiers un désaveu de ses politiques économiques et a défendu ses plans ainsi qu'une action internationale concertée face à une crise économique profonde.

M. Obama est cependant resté très prudent sur une réforme du système financier international, à un mois d'un sommet dont cela devrait être l'un des sujets. Alors qu'il apparaissait au côté d'un Premier ministre britannique parlant de la possibilité d'un "new deal" (nouvelle donne, ndlr) mondial, M. Obama a parlé de la nécessité d'une "série de principes communs".

M. Obama recevait le chef du gouvernement britannique Gordon Brown 24 heures après que le Dow Jones fut tombé à un niveau que l'on n'avait pas vu depuis presque 12 ans à Wall Street, et le jour où l'indice vedette Footsie-100 à Londres finissait à un niveau que l'on n'avait plus connu depuis six ans.

M. Obama a refusé de voir dans les indices boursiers la mesure du succès ou non de ses plans pour relancer l'activité économique ou soutenir le système financier.

Il a invoqué un ensemble de facteurs défavorables.

Juste avant de recevoir M. Brown, il a averti que les chiffres de l'activité américaine pour le premier trimestre 2009 ne devraient guère être meilleurs que ceux du dernier trimestre de 2008, quand le PIB avait accusé sa contraction la plus forte depuis plus de 25 ans.

"Il n'est pas surprenant que le marché souffre en retour", a-t-il dit.

"Je pense que ce que nous voyons en ce moment, c'est qu'on prend conscience de l'ampleur des problèmes du système bancaire et de leurs ramifications internationales, et qu'on voit une réaction naturelle".

Mais "le marché boursier est comme un sondage aléatoire en politique. Vous savez, ça monte et ça descend tous les jours. Et si vous passez tout votre temps à vous en préoccuper, vous finirez probablement par vous tromper sur la stratégie à long terme", a dit M. Obama.

M. Obama a dit avoir "une confiance totale" dans l'impact des mesures qu'il a prises au cours de ses six premières semaines.

M. Obama a dit avoir discuté avec M. Brown, avant le sommet du G20 du 2 avril à Londres, de "coordination" des politiques de relance et de l'établissement d'une "série de principes communs" pour que les problèmes affectant le système bancaire en Hongrie ou en Ukraine n'aient pas l'impact qu'ils ont aujourd'hui sur l'économie mondiale.

M. Brown a jugé possible dans les tout prochains mois "un new deal" impliquant tous les pays pour "nettoyer le système bancaire".

M. Obama n'a pas paru vouloir s'engager autant. Il a parlé de la nécessité de moderniser les institutions et les règlements "de telle sorte que le pouvoir de la globalisation aille aux hommes et aux femmes ordinaires (...) et que les bénéfices de la globalisation ne soient pas réservés à une petite poignée de gens qui n'ont pas de comptes à rendre".

Mais il a surtout évoqué cette "transformation" pour le système américain, alors qu'il reste au successeur d'un George W. Bush réticent à soumettre le système américain à la surveillance internationale à faire connaître ses politiques pour le sommet du G20.

M. Brown, premier dirigeant européen reçu par M. Obama depuis son investiture le 20 janvier, devait aussi parler avec lui de collaboration face à la détérioration de la situation en Afghanistan, de réchauffement climatique et du défi nucléaire iranien.
 

Première publication : 03/03/2009

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