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FRANCE

Florence Cassez voit sa peine réduite à soixante ans de prison

Dernière modification : 05/03/2009

Condamnée pour enlèvements, la Française Florence Cassez a vu sa peine de prison réduite en appel de 96 à 60 ans. Nicolas Sarkozy évoquera son cas lors de son prochain déplacement au Mexique, dimanche prochain.

AFP - Un juge mexicain a réduit mardi de 96 à 60 ans de prison la peine infligée à Florence Cassez, une Française de 34 ans, interpellée en décembre 2005 pour enlèvement en compagnie d'une bande de malfaiteurs, ont annoncé les autorités judiciares mexicaines.
  
Son avocat, Me Franck Berton, avait fait part jusqu'alors d'une peine de 70 ans.
  
En détention depuis plus de trois ans au Mexique, la jeune femme originaire du nord de la France avait été condamnée l'an dernier à 96 ans de prison pour quatre enlèvements et possession d'armes.
  
Elle avait été interpellée en décembre 2005 dans une ferme où son ex-fiancé mexicain, Israel Vallarta, considéré comme le chef d'une bande criminelle, a avoué avoir séquestré plusieurs personnes. Le lendemain, un simulacre d'arrestation avait été organisé devant des caméras de télévision.
  
Florence Cassez a toujours affirmé qu'elle ignorait les activités de son ex-fiancé.
  
Mardi, l'annonce de la sentence l'a plongée "en totale détresse", a-t-elle déclaré à l'AFP depuis sa prison. "On m'a retiré mon dernier espoir", a-t-elle murmuré, des larmes dans la voix.
  
"C'est un scandale, une honte. Une atteinte à la liberté et à la vie. Tout démontre son innocence", a dénoncé son avocat français, Me Franck Berton, selon lequel "il n'y a eu aucun procès contradictoire".
  
La condamnation en appel est "une injustice supplémentaire", une "mascarade", a-t-il crié, dans une conversation téléphonique avec l'AFP.
  
En appel, le juge n'a retenu que trois enlèvements, le dernier n'ayant été qu'une tentative, selon Me Berton.
  
Le sort de la jeune femme, qui était poursuivie dans le cadre de quatre affaires d'enlèvement et pour possession illégale d'armes, avait inquiété les autorités en France.
  
En mai dernier, ses parents avaient été reçus par le président Nicolas Sarkozy, qui doit entamer dimanche prochain une visite officielle au Mexique.
  
En France, mardi, deux sénateurs et un conseiller général ont demandé à M. Sarkozy "de reporter voire d'annuler" ce voyage officiel au Mexique, dénonçant "l’affront" de la justice mexicaine.
  
"Alors que le président français a suivi personnellement l'évolution de ce dossier, annoncer à quelques jours de son voyage officiel une telle condamnation est non seulement un camouflet pour la France, mais aussi une provocation vis-à-vis du président français", ont affirmé Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France, Alain Fouché, sénateur de la Vienne et Jean-René Lecerf, sénateur du Nord, dans un communiqué reçu par l'AFP.
  
"Tout son dossier confirme son innocence", ont-ils insisté.
  
Les trois élus "appellent le président Sarkozy à tirer les conclusions de cet affront et à reporter voire à annuler son voyage officiel au Mexique", ont-ils conclu.
  
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, avait aussi assuré l'an dernier que le cas de Florence Cassez était "suivi très attentivement", et un groupe de députés français s'était mobilisé pour obtenir sa libération.
  

Première publication : 04/03/2009

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