Souscrire :
Souscrire :
La bataille de l’atome fait rage. On a appris, hier mardi, que le conglomérat allemand Siemens et le russe Rosatom ont signé un protocole d’accord pour créer une société commune dans le nucléaire. Objectif : détrôner Areva, le leader mondial du secteur.
Ce mariage qui devrait avoir lieu au printemps, va donner naissance à un géant, concurrent direct d’Areva, et sera détenu en majorité par les Russes. Il misera, lui aussi, sur une stratégie intégrée du combustible et sur la commercialisation de nouvelles centrales.
Un mariage évidemment intéressé car Rosatom estime le marché mondial du nucléaire à 1 000 milliards d’euros d’ici 2030, soit l'équivalent de 400 nouvelles centrales.
Areva, qui détient 20 à 25% des parts de marché, défend pourtant bec et ongle son pré carré. L’entreprise française dénonce une violation contractuelle. Parce qu’avant de convoler avec Rosatom, Siemens était marié avec Areva : le géant allemand détenait 34 % d’une filiale avec la firme d’Anne Lauvergeon. Et dans leur contrat de divorce, une clause interdit à Siemens de concurrencer le groupe français jusqu’à... 2020.
Une bataille juridique va donc bel et bien s’ouvrir entre les deux anciens partenaires !
Dans le nucléaire, les mariages transnationaux sont la nouvelle règle. Deux couples américano-japonais, General Electrics-Hitachi et Toshiba-Westinghouse, ont récemment célébré leur mariage.
Dans un milieu où il n’y a qu’une poignée de solutions techniques pour un seul marché mondial, l’union fait la force.
Pour l’heure, Areva se retrouve donc seule… En tête de la course, certes, mais un peu plus fragile.


























Commentaires (1)
Stratégie européenne ?
J'ignore les raisons qui ont poussé Siemens à se retirer de la filiale d'Areva (si quelqu'un le sait, dites le moi !) mais il est déplorable que nous ne cherchions pas à conserver cette technologie dans le giron de l'UE ! Je ne pense pas que les russes soient un exemple en matière de sécurité d'installations nucléaires!!!! D'autre part leur faire profiter de notre technologie pour aller installer des centrales dans certains pays du moyen et d'extrême orient peut représenter des risques que certains matériaux puissent être détournés de leur utilisation initiale ! Que se soit les russes ou les allemands cela ne serait pas la première fois.!
Et enfin sur le plan économique et technologique, ne serait-il pas plus profitable à l'Europe de s'allier plutôt que de se concurrencer .