Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump accuse Google de rouler pour Hillary Clinton

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Soudan accusé d'attaques chimiques au Darfour

En savoir plus

POLITIQUE

Primaire de la droite : semaine maudite pour Nicolas Sarkozy

En savoir plus

POLITIQUE

Présidentielle américaine : avantage Hillary Clinton

En savoir plus

FOCUS

L’Afghanistan dans l’impasse politique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Exposition "Hergé" : qui était le créateur de Tintin ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Disparition de Shimon Peres : que reste-t-il des accords d'Oslo ? (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Mondial de l'auto : place aux voitures électriques et autonomes

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Alep : bombardements russes, coups de menton américains"

En savoir plus

FRANCE

L'Éducation nationale irritée par un site Web d'aide aux devoirs

Dernière modification : 07/03/2009

Contre rémunération, faismesdevoirs.com propose aux collégiens et lycéens de faire leurs devoirs à leur place. Le site n'a pas encore été lancé qu'il provoque déjà l'ire des enseignants, des parents d'élèves et de l'Éducation nationale.

AFP - Avant même son lancement jeudi, le site internet faismesdevoirs.com, qui propose de faire les exercices scolaires à la place des lycéens et collégiens moyennant 5 à 30 euros, a suscité les critiques du ministre de l'Education nationale, des syndicats d'enseignants et de parents d'élèves.
   
"Si tu n'y arrives pas ... nous sommes là", proclame ce site, qui invite les élèves, de la sixième à la terminale, à soumettre ou scanner leurs exercices dans sept matières. Les réponses sont élaborées et renvoyées par des enseignants ou d'anciens élèves de grandes écoles dans un délai de 24 à 72 heures. La facturation, avec paiement par SMS, cartes prépayées, mandat postal ou paypal, va de 5 euros pour un exercice simple en mathématique à 30 euros pour un exposé complet
   
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, s'est déclaré hostile à cette formule: "le meilleur endroit pour être éduqué et pour avoir des copies corrigées, c'est l'école de la République, je n'encourage nullement des dispositifs payants qui permettent de rendre ces services-là".
   
"Je considère que le rôle de l'Education nationale, c'est d'offrir gratuitement à tous des services, y compris des services de corrections de copies, je souhaite que ce ne soit pas par les revenus des parents que se fassent l'échec ou la réussite scolaire", a ajouté M. Darcos à la sortie du conseil des ministres.
   
Pour Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, fédération d'associations de parents d'élèves, les auteurs de ce site n'ont rien compris à la pédagogie et "dénaturent tout". "L'important dans un devoir, ce n'est pas la note, c'est de confronter l'élève à la difficulté, qu'il essaie de la résoudre", dit-il. "Ils vendent du vent à des gogos, ça ne s'appelle pas du racket, mais du parasitage".
   
"Pas du tout", répond le créateur de faismesdevoirs.com, Stéphane Boukris, ancien élève de la prestigieuse école de commerce Essec, "nous apportons la solution avec le raisonnement qui va de A jusqu'à Z, on nous reproche d'être un site pour les cancres, mais il n'y a pas beaucoup de cancres qui s'y prennent 48H00 à l'avance pour faire leurs devoirs".
   
"Nous sommes un site 100% légal, ce que nous proposons, c'est du conseil en stratégie", explique à l'AFP M. Boukris, fier d'avoir inventé "le premier site de ce type au monde".
   
"Avant même notre naissance, nous avons plusieurs milliers de pré-inscriptions, c'est-à-dire que dès demain (jeudi) nous aurons plusieurs milliers de devoirs à rendre", se félicite-t-il.
   
La secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat d'enseignants dans les collèges et les lycées, Frédérique Rolet, n'en juge pas moins "lamentable" cette initiative, "qui participe à l'idée de la marchandisation de l'éducation". "C'est une tromperie pour les familles, une marque de mépris pour les enseignants qui vont devoir corriger des devoirs faits par d'autres, et cela peut mettre les enfants en situation d'échec", a-t-elle ajouté.
   
Mais Stéphane Boukris reste confiant: "nous sommes sûrs que ce site va marcher et notre ambition est d'attaquer le marché américain, où notre arrivée provoquera beaucoup moins de polémiques qu'ici".

Première publication : 05/03/2009

COMMENTAIRE(S)