Le mois dernier, UBS a reconnu avoir aidé certains de ses clients à échapper au fisc américain. Résultat : l'établissement helvétique s'était résigné à payer une amende de 780 millions de dollars et à fournir les identités de 250 riches clients américains convaincus de fraude fiscale. Seulement voilà, depuis, la banque a fait marche arrière.
Aussi les autorités américaines reviennent-elles aujourd'hui à la charge et demandent, cette fois-ci, les identités de... 52 000 clients. Les comptes recèleraient près de 15 milliards de dollars d’actifs. Auditionné par une commission du Sénat américain, un dirigeant d’UBS a déclaré, mercredi, qu’il ne souhaitait pas remettre les noms exigés par le fisc américain.
Ces 52 000 clients sont soupçonnés d’évasion fiscale. Or, en Suisse, la législation fait la différence entre évasion fiscale et fraude. Ce n’est qu’en cas de fraude que les autorités divulguent les informations protégées par le secret bancaire.
L’affaire suscite une vive polémique en Suisse, et relance le débat sur le secret bancaire. La banque UBS est montrée du doigt pour avoir contribué à affaiblir la place financière suisse. Certains craignent de voir de riches clients se tourner vers des pays moins risqués comme Singapour, devenu le centre offshore préféré des Asiatiques.



















Commentaires (1)
Secret bancaire
Je tiens le pari que la Suisse sera inscrite sur la liste noire des paradis fiscaux, après la réunion du G20, même si elle fait d'importantes concessions concernant son secret bancaire. Tout ceci n'est qu'une vaste cabale destinée à détruire la place financière suisse, qui est devenue trop puissante au regard de la crise financière actuelle.