Dernière modification : 06/03/2009 

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Yazid Sabeg favorable aux "statistiques ethniques" en France
Yazid Sabeg favorable aux "statistiques ethniques" en France
Le commissaire à la Diversité, Yazid Sabeg, souhaite la rédaction d'un projet de loi destiné à doter la France d'outils de mesure de la diversité. Un texte qui pourrait relancer la polémique sur les "statistiques ethniques".

REUTERS - Le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, proposera le 20 mars à Nicolas Sarkozy de soumettre au Parlement un projet de loi visant à doter la France d'outils de mesure de la diversité.

Dans une interview au journal Le Monde, daté du 7 mars, il précise que ce projet doit permettre de lutter contre les discriminations, sans pour autant ranger les personnes interrogées dans des catégories raciales.

"Il s'agit de demander aux personnes comment elles se définissent, ce qu'elles ressentent. Il ne s'agit pas d'établir des fichiers mais de mesurer les facteurs discriminants autres que sociaux", assure-t-il.

Néanmoins, Le Monde estime que la proposition de Yazid Sabeg risque de relancer le débat sur les "statistiques ethniques", les républicains des deux camps s'opposant à toute distinction des Français en fonction de leurs origines.

Le commissaire à la diversité dit être en "droite ligne" avec la feuille de route que lui a tracée le chef de l'Etat, longtemps partisan de la discrimination positive, une politique née aux Etats-Unis dans les années 1960 et qui a consisté à favoriser l'accession des Noirs aux universités et à certains emplois.

Depuis, Nicolas Sarkozy a renoncé à une "action publique volontariste fondée sur des critères ethniques ou religieux" tout en jugeant nécessaire que la France se dote "d'outils statistiques" qui, "sans traduire une lecture ethnique de notre société", "permettent de mesurer sa diversité, pour identifier précisément ses retards et mesurer ses progrès".

Yazid Sabeg estime qu'un tel outil permettra la mise en évidence "des situations de ségrégation dans l'urbanisme et l'habitat" et de "concevoir une loi sur la diversité dans ce secteur."

Il juge également "primordial" de pouvoir disposer d'outils statistiques dans le monde de l'entreprise.

"Les entreprises pourront par exemple inscrire dans leur bilan les actions qu'elles développent en faveur de la diversité ainsi que les résultats obtenus en termes de recrutement et de progression de carrière des femmes, des minorités visibles, des handicapés", explique-t-il.

Le commissaire se déclare hostile à une logique de quotas dans le domaine politique, car ce serait "un aveu d'échec."

Il proposera en revanche de déterminer, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, un pourcentage d'élèves issus des filières technologiques et professionnelles (STI) de l'enseignement secondaire.

Parallèlement, Yazid Sabeg estime qu'il faut rendre moins discriminants les concours aux grandes écoles, en pondérant différemment la culture générale et le français.

"Il faut être beaucoup plus démocratique à l'entrée des grandes écoles, et probablement plus sélectif à la sortie. La sélection ne peut pas conduire à la rareté et à l'exclusion", dit-il.

Commentaires (2)

les immigrants

La France n'est pas un pays raciste comme beaucoup disent,les immigrants doivent s'integrer pour etre acceptes.Les Etats Unis ne sont pas un model comme beaucoup le pense.Les US etait a l'epoque une discrimination flagrante,meme certain etat le marriage gens de couleur avec blanc etait interdit,M.Sarkozi avec sa discrimination positive insulte le peuple de France.Qui sont ces soi-disant qui Francais qui nous insulte?????????? une honte.

la discrimination positive

Etrange de vouloir dans la formation des futurs cadres de vouloir réduire le poids de la culture générale et surtout du Français. Quelle que soit leur origine tous les élèves ont reçu le même enseignement . C'est l'application et le travail personnels qui ont pu faire défaut . Les jeunes polonais ou les jeunes italiens fils ou filles des mineurs du nord et de l'est de la France n'ont pas bénéficié de faveur pour réussir en France . Chez eux non plus on ne parlait pas bien le français et dans les classes les 3/4 des enfants étaient d'origine étrangère. Leurs parents et eux-mêmes ont consenti l'effort de s'intégrer. C'est cet effort qui leur a permis de surmonter les différences et les difficultés. Une discrimination positive qui consisterait à abaisser le niveau des exigences . Non . La tendance actuelle est de toujours créer des droits et de négliger les devoirs.

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