Dernière modification : 09/03/2009 

- Journée des femmes - Moscou - Russie


Pistolet au poing, les cheveux en chignon
Les jeunes filles issues de l'école numéro 9 de Moscou sont présentées comme des modèles de patriotisme en Russie. Ces cadettes reçoivent un entraînement militaire de base et apprennent aussi les tâches "réservées aux femmes".
Par Romain GOGUELIN (texte)
A l'occasion de la Journée de la femme, FRANCE 24 s'intéresse à des jeunes cadettes russes dans un pensionnat moscovite, à des Egyptiennes qui apprennent des techniques d'auto-défense et au Maroc, qui interdit à l'association "Ni putes ni soumises" d'exercer son activité sur son territoire.

Des élèves qui portent toutes de couettes et des épaulettes : c’est l’uniforme obligatoire de l’école numéro 9, un internat pour jeune filles à quelques kilomètres de la Place rouge. Un internat où toutes les jeunes filles sont obligées de prêter serment.
 

Natacha a 12 ans. Comme ses camarades, elle a juré de servir sa patrie et d’être fidèle à la Russie. Ce matin, la jeune patriote de cet internat, unique en son genre, commence sa journée par son cours préféré : les bases du services militaire.

 

Le cours commence par un entraînement au tir au pistolet Makarov. Pour Natacha, tirer est plus facile et plus rigolo que de résoudre un problème d’algèbre.
 

Tirer, c’est aussi la gloire de ces jeunes cadettes : sur les chaînes nationales russes, ces futurs tireurs d’élite sont les stars des programmes militaires. Elles sont décrites comme des modèles de patriotisme et de dévotion.

 

Pas de sortie sur le champ de tir aujourd’hui, mais un exercice pratique sur une mitrailleuse Kalachnikov, une version allongée du célèbre AK 47.
 

Si on lui demande, Natacha préfère la mitrailleuse qui, explique-t-elle, est plus longue et plus puissante que le classique fusil Kalachnikov.

Le cours pratique est terminé. Les élèves des grandes classes partent répéter leur prochain défilé sur la Place rouge.

"Dans ma famille, tout le monde est policier ou militaire alors moi aussi je suis la tradition…", explique Katia, âgée de 15 ans.
 

Les élèves les plus jeunes restent en classe suivre d’autres matières obligatoires, comme la couture.

"En fait, on les prépare à être de futures femmes, de futures mères, de futures maîtresses de maison, par exemple en cours de cuisine on leur apprend à cuisiner des choses saines…", explique l’institutrice Galina Vladimirovna.

Comment éplucher des pommes de terre ets un thème qui figure au programme d’un autre cours pratique.
 

Natacha trouve l’exercice moins ennuyeux que la couture, mais elle n’est pas passionnée pour autant, la petite fille préfère parler d’armes lourdes.

"Les tanks, ce n'est pas très pratique, explique Natacha. On a toujours des problèmes avec les tanks, ils tombent en panne et il est difficile de les réparer."

 

Natacha ne veut ni devenir tankiste ni éplucher des pommes de terre : elle veut être avocate.

Comme toutes les écolières de Russie et en plus de son programme militaire, elle suit toutes les matières "normales" d’une écolière de son âge.

Les cours de Natacha se terminent à 16 h. Elle retourne dans sa chambre retrouver son ours et appeler son père – un colonel de l’Etat major de l’armée russe.

Commentaires (4)

embrigadement de jeunes femmes

Il y a 70 ans sont nées les jeunesses hitleriennes , le 3eme reich souhaitais en faire des citoyens modele ,
tout le monde se rappelle dans quelle tragédie ça s'est terminée .
Lavage de cerveau , conditionnement et manipulation d'armes , ces jeunes femmes seront redoutables ;
dans quel but et quel avenir pour elles ?

patriotisme en Russie

a mettre en oeuvre en France , cela eviterais peut etre a nos petits adolescents de tomber dans la délinquance !! hormis le maniement d'armes que je proscris totalement .Mais un peu de discipline et de respect pour autrui, ne pourrait leurs fairent que du bien . Merci

Vraiment ?

Apprendre à un enfant à utiliser une arme est une aberration. Surtout dans un pays ayant le pouvoir et les moyens de cesser toute intervention des enfants dans l'armée.

Ils n'ont même pas l'âge ni la philosophie nécessaire pour juger d'eux même de leur volonté de suivre ou non la vie qu'on leur impose consciemment ou non.

Enfin.. c'est vrai que de les voir elles, fait plus d'effet que de rappeler le sort de tous les enfants de familles moins friqués enlevés chaque année par l'armée Russe pour regonfler les potentiels premières lignes..

bien

J'apprecie enormement cela dans le bon sens. Gloire a ces filles/.

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