BANQUES
L'annonce était plutôt inattendue ! Après avoir été l'une des banques américaines les plus fragilisées par la crise, Citigroup assure avoir renoué avec les bénéfices sur les deux premiers mois de l'année.
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Pourtant, la semaine dernière, les investisseurs délaissaient le titre Citigroup. L’action était passée sous la barre du dollar pour la première fois de son histoire, alors qu’elle oscillait autour des 57 dollars en décembre 2006. Depuis mi-septembre, l’action a perdu 90 % de sa valeur.

En termes de rentabilité, Citigroup a enregistré, en 2008, plus de 18 milliards de dollars de pertes. La banque, autrefois numéro un aux Etats-Unis, a été particulièrement touchée par la crise des "subprimes" et par les défauts de paiement des particuliers et des entreprises surendettées.

Résultat : pour éviter la faillite, Citigroup a dû être renflouée par l’Etat à hauteur de 45 milliards de dollars.

Un mémo qui déclenche l’euphorie sur les marchés

Lundi, on apprend que Citigroup se porte beaucoup mieux. Vikram Pandit, le PDG de Citigroup, assure dans un mémo que la banque est bénéficiaire sur les deux premiers mois de l’année. Le produit net bancaire, qui représente le chiffre d'affaires, s'est élevé à 19 milliards de dollars en janvier et en février.

Comment est-ce possible ?

 
Citigroup a bénéficié de l’aide de l’Etat. D'une part, le Trésor a injecté 45 milliards de dollars, d'autre part, l’Etat est devenu l’actionnaire majoritaire du groupe, il détient 36 % de Citigroup.

Malgré les pertes, les 300 000 employés ont bien travaillé. Ils ont permis à Citigroup de réaliser 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires, chaque trimestre en 2008. La banque détient toujours 200 millions de clients dans 140 pays. Par ailleurs, elle a su réduire ses dépenses.

Mais la presse américaine reste sceptique. Les autorités fédérales réfléchiraient à de nouvelles options  pour aider Citigroup. L'hypothèse d'une "bad bank" pour reprendre la totalité des actifs toxiques serait toujours d'actualité.

La banque doit rester performante jusqu'à mars pour rester crédible. Pour l’heure, le titre a profité de cette annonce, il a flambé de 38 %, hier, à Wall Street.
 

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