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Moyen-Orient

Réconciliation entre Riyad et Damas à l'issue du mini-sommet arabe

Dernière modification : 11/03/2009

Le mini-sommet arabe de Riyad qui a réuni l'Arabie saoudite, l'Égypte, le Koweït et la Syrie a permis d'apaiser les relations entre Bachar al-Assad et le roi Abdallah, tendues depuis l'assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005.

REUTERS - Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a accueilli mercredi à Ryad un mini-sommet marquant le retour du président syrien Bachar al Assad dans le courant arabe dominant, en présence du président égyptien Hosni Moubarak et de l'émir du Koweït Sabah al Ahmed al Sabah.

"La Syrie est de retour dans l'équipe, donc ce sera bon pour les Libanais et les Palestiniens en particulier", s'est félicité le rédacteur en chef du quotidien saoudien Al Watan, Djamal Khachoggi.

"Nous attendons d'elle qu'elle travaille avec nous et considère le Liban comme un égal et non comme un subordonné. La Syrie est au coeur du monde arabe, et donc elle est naturellement avec nous", a-t-il ajouté.

Ce mini-sommet a été organisé par Ryad à la suite d'une rencontre entre les ministres saoudien et syrien des Affaires étrangères, Saoud al Fayçal et Walid al Moualem, la semaine dernière au Caire en marge d'une réunion des chefs des diplomaties arabes.

Lors de cette réunion, le prince Fayçal avait engagé ses homologues à faire front contre le défi posé par l'Iran et ce qu'il a présenté comme ses ingérences dans les affaires intérieures arabes. Téhéran soutient, comme la Syrie, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.

Le roi Abdallah d'Arabie avait boycotté le sommet arabe qui s'était tenu l'an dernier à Damas. Mais, lors d'une visite à Ryad le mois dernier, Walid al Moualem avait déclaré avoir abordé toutes les questions qui fâchent, y compris celles du Hamas et du Hezbollah.

L'apaisement des relations entre Ryad et Damas devrait aussi favoriser les pourparlers en cours au Caire sous l'égide de l'Egypte entre les factions palestiniennes rivales.
La Syrie a soutenu le Hamas lors de l'offensive d'Israël en janvier à Gaza alors que Le Caire et Ryad ont pris partie pour le président palestinien Mahmoud Abbas qui a reproché au mouvement islamiste de l'avoir provoquée.

L'Egypte souhaite aboutir à un accord inter-palestinien qui puisse être ratifié par le prochain sommet de la Ligue arabe prévu à la fin du mois au Qatar et dont l'Arabie saoudite aimerait faire une démonstration d'unité arabe face à l'activisme iranien au Liban et à Gaza.
 

Première publication : 11/03/2009

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