Dernière modification : 16/03/2009 

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Revue de presse internationale
La revue de presse internationale du jour
Par Clément MASSE (texte)

Salzburger Nachrichten (Autriche)
Le monde a les yeux rivés sur Sankt-Pölten

 

La presse autrichienne fait ses gros titres sur l’ouverture du procès Fritzl, du nom de ce père incestueux qui a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans, dans sa cave. Ce que retient la presse autrichienne, ce matin, c’est la très forte présence médiatique. Plus de 200 journalistes du monde entier sont à Sankt-Pölten pour suivre le procès. Le "Salzburger Nachrichten" titre : "Le monde a les yeux rivés sur Sankt-Pölten". En page intérieure, le journal explique que la chasse à la meilleure image est ouverte et publie une photo montrant les barricades installées devant le palais de justice pour tenir les badauds et les médias à distance.

 


Der Standard (Autriche)

 
Même tonalité dans "Der Standard" qui titre, en une : "L’Autriche sous les feux de la rampe". Le journal de Vienne est sur la même ligne que son confrère de Salzbourg avec, en page intérieure, une nouvelle photo des barricades installées pour assurer la sécurité du procès.
 
 
 
Vorarlberger Nachrichten (Autriche)
La chasse à la meilleure image est ouverte
 
En une, le "Vorarlberger Nachrichten" titre, lui, sur cette déclaration de Josef Fritzl: "Je ne suis pas un monstre". En page intérieure, le journal explique le déroulement du procès. Une infographie explique la place des uns et des autres au tribunal, celle du juge, du procureur, des avocats de la défense, des parties civiles, de l’accusé. Un papier didactique avec, en encadré, le récit des 24 années du martyre de la fille de Fritzl.

 
 

The Dawn (Pakistan)
Les étudiants gonflent les rangs des avocats  

 

"The Dawn", au Pakistan, s’intéresse au rôle des étudiants dans la crise. Le journal raconte que la décision prise par l'ex-président Musharraf d'instaurer l’état d’urgence dans le pays, en novembre 2007, a donné naissance à des mouvements estudiantins très politisés. "The Dawn" explique que, traditionnellement, au Pakistan, les partis politiques soutiennent des groupes au sein des universités publiques mais que, cette fois, le mouvement touche aussi les institutions privées - une nouveauté. Les étudiants sont devenus une force avec laquelle il faut compter.

 
Également dans les journaux ce matin, la crise au Pakistan. Le principal dirigeant de l'opposition, Nawaz Sharif, a appelé ses partisans à cesser leur mouvement, la "longue marche", qui devait culminer en une grande manifestation, aujourd'hui, à Islamabad.
 
 
 

Jerusalem Post (Israël)
Négocations de la dernière chance pour un accord sur la libération de Gilad Shalit


La presse israélienne a parlé tout le week-end des négociations au Caire entre Israël et le Hamas concernant des échanges de prisonniers pour obtenir la libération de Gilad Shalit avant le départ d’ Ehoud Olmert. Le Jerusalem Post, par exemple, titre sur ces négociations de la dernière chance pour libérer Gilad Shalit. Un vrai dilemme nous dit le journal. Un accord au rabais est possible : sera-t-il interprété comme un signe de force ou de faiblesse par Israël ?

 
 

Libération (France)
"Vertige de la vie"

  

En France, les journaux poursuivent leur hommage au chanteur Alain Bashung, décédé samedi. "Libération" lui consacre pas moins de 15 pages. Dans son éditorial, Bayon raconte la relation fusionnelle entre le journal et Bashung. Il écrit : le quotidien de Sartre et le rock de Bashung ne se quittent pas. L’ami Bashung, quelque part entre Serge Gainsbourg et Marianne Faithfull, est celui que "Libé" a, un jour, sacré à travers ce titre : "La force tranquille du rock français". Une référence évidente à François Mitterrand. Bayon raconte : Bashung "nous confiait, une nuit, que c’était à la lecture de nos articles sur lui qu’il se comprenait, lui et sa musique. Complexe connivence", résume-t-il. Entre "Libé" et Bashung, trente ans de compagnonnage.

 
 
The Sun (Royaume-Uni)
 
Et puis un mot de rugby : la défaite de la France 34 à 10 contre l'Angleterre.
"France Soir" nous dit que "l’Angleterre a corrigé la France". Pour "L’Équipe", c’était Waterloo. Débordés par le XV de la Rose, les Français sont tombés de haut. La presse britannique s’en donne à cœur joie. Dans "le Sun", on peut lire ceci : "Les Français aiment nous traiter de rosbeefs, mais cette fois, ce sont les hommes au béret qui ont fini rôti". Les Français, ont été "fessés cul nus", comme l'écrit  "l’Équipe".

 

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