Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Louis : la mort en 15 secondes

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

  • Les éliminatoires de la CAN-2015 perturbées par le virus Ebola

    En savoir plus

  • Le "convoi humanitaire" russe est passé en territoire ukrainien

    En savoir plus

  • Mélenchon prend du recul mais ne quitte pas la vie politique

    En savoir plus

  • Irak : une trentaine de morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • Duel Manaudou-Gilot sur 100 m, point d’orgue de l'Euro-2014 des Bleus

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

Culture

Les portraits d'Andy Warhol s'exposent au Grand Palais

Dernière modification : 17/03/2009

Pour la première fois, une exposition consacrée au maître du Pop art réunit ses emblématiques portraits, réalisés au début des années 60. Ils sont installés en thèmes, stars de cinéma, artistes, grands patrons ou glamour.

AFP - Marilyn bien sûr, Mao aux lèvres maquillées mais aussi des marchands, des industriels et des princesses: Andy Warhol dresse le portrait d'une société tout entière dans la première exposition d'envergure jamais réalisée sur le thème du portrait chez le pionnier du pop art.

"Le grand monde d'Andy Warhol" succède à "Picasso et les maîtres" au Grand Palais à Paris pour présenter, du 18 mars au 13 juillet, quelque 130 portraits dont de très nombreux venus de collections privées, avec les emblématiques Marilyn ou Jackie Kennedy mais aussi Lénine, Mona Lisa ou Caroline de Monaco.

C'est "la première fois qu'une exposition se fait sur le portrait chez Warhol et la première fois qu'on en réunit un si grand nombre", dit le commissaire et historien de l'art Alain Cueff.

Célèbre pour ses images de soupes Campbell et de bouteilles de Coca-Cola, pour son travail de "séries" et sa place dans l'underground new-yorkais, Warhol (1928-87) s'est "intéressé très tôt à la question du portrait", dit M. Cueff. Leur ensemble est "une série à part entière, il voulait constituer le portrait d'un monde", ajoute-t-il.

L'exposition démarre par un autoportrait de l'artiste âgé de 20 ans, quasiment jamais vu et de facture presque classique, même si le jeune homme se met les doigts dans le nez. "Ce n'est pas le Warhol qu'on connaît, mais c'est déjà Warhol, avec son ironie, son humour, sa désinvolture et son sens de la couleur", dit M. Cueff.

Le visiteur découvre les emblématiques portraits réalisés au début des années 60, d'après coupures de presse, comme ceux de Liz Taylor ou Marilyn Monroe. Ils portent la marque de fabrique du style Warhol, visage en gros plan dont les seules grandes lignes sont conservées, format standart (40 inches x 40, soit 101,6 cm x 101,6 cm) et couleurs vives.

En 1963, il réalise son premier portrait de commande, avec celui de la collectionneuse d'art Ethel Scull. Warhol amène la jeune femme dans un photomaton où il réalise des centaines de clichés pour en choisir 36, qu'il juxtapose et colorie.

Plus tard, il passe au polaroïd, utilisant le même procédé d'agrandissement, surexposition, impression sur toile et peinture. Cette technique de la sérigraphie fait l'objet d'une section pédagogique, avec des documents de travail originaux sur le portrait de la chanteuse Debbie Harry, du groupe Blondie.

Entre 1972 et 1986, Warhol réalisera un millier de portraits - soit presque un par semaine - dont de très nombreux portraits de commande, au tarif unique de 25.000 dollars. Warhol "ne choisit pas ses sujets, il accueille tout le monde", la famille impériale iranienne, la princesse Diana, le fils de John Lennon, des industriels, des mannequins.

De fait, c'est la jet-set, les puissants ou les célèbres dont il réalise les portraits, divisés dans l'exposition en thèmes, stars de cinéma, artistes, grands patrons ou glamour.

Ce dernier qualificatif a d'ailleurs amené l'homme d'affaires Pierre Bergé à retirer des portraits d'Yves Saint Laurent qui y étaient exposés, estimant que le couturier "dépassait le cadre" du glamour et du monde de la couture.

Cette mondanité affichée "n'a jamais empêché Warhol d'être profond", indique M. Cueff pour qui ces portraits sont inspirés des icônes byzantines que Warhol, né à Pittsburgh de parents slovaques, voyait dans son enfance.

Sa +chaise électrique+ est un crucifix moderne et ses +crânes+ ou sa +dernière Cène+ renvoient à la religion chrétienne, dit-il.
 

Première publication : 17/03/2009

COMMENTAIRE(S)