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AFP - L'assureur AIG, sauvé récemment de la faillite par l'Etat américain, sera démantelé en quatre ans, a affirmé mercredi son PDG Edward Liddy, au cours d'une audition au Congrès américain en pleine controverse sur le versement de primes à des cadres de la compagnie.
"Cette compagnie deviendra plus petite d'ici à la fin 2009. Encore plus petite à la fin de 2010", a déclaré M. Liddy en ajoutant: "en devenant plus petit, on réduit le risque".
Interrogé sur le temps que cela prendra, M. Liddy a répondu: "quatre ans".
M. Liddy a également déclaré que le nom AIG ne serait pas maintenu. "Le nom AIG est tellement terni et déshonoré que nous allons probablement devoir le changer", a-t-il affirmé.
Le patron de l'assureur a précisé que la compagnie allait vendre ses actifs et que l'assureur "tel qu'il existe depuis 90 ans va cesser d'exister".
Mardi soir, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a annoncé que la compagnie allait être liquidée "de manière ordonnée", afin de "protéger le contribuable américain".


























Commentaires (2)
Je ne le crois pas
Il a dit quatre ans parce il pense que Obama ne sera pas reelu. les americains assureur ne doit pas accepter
La pomme pourrie
Ed Liddy n’y est pour rien dans la déconfiture d’AIG, puisqu’il est entré en fonction alors que le mal était déjà fait. Les vrais problèmes d’AIG auront commencés sous la présidence de Maurice Greenberg, c’est sous la direction de ce dernier que nous aurons vu s’instituer les manipulations comptables et les agissements de flibustiers. De façon générale, les Américains auront une très forte pente à remonter pour sortir de cette véritable faillite systémique ; non seulement ils devront assainir les balances comptables de leurs principales entreprises, mais ils devront surtout extirper de leur marché cette culture de la magouille et de la collusion. À vrai dire, cette crise aura été essentiellement de nature morale, et se sera aggravée par le manque de confiance des investisseurs envers leurs propres institutions. À l’avenir, nous ne saurons éviter de pareil fiasco qu’en nous prémunissant contre tous les Madoff qui parasitent encore notre économie.
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