Dernière modification : 06/04/2009 

- Abdelaziz Bouteflika - Algérie - Élection présidentielle algérienne


La campagne pour l'élection présidentielle est lancée
Cinq candidats défient l'actuel chef de l'État et grand favori de la présidentielle algérienne, Abdelaziz Bouteflika. Au pouvoir depuis 1999, ce dernier avait été réélu en 2004 avec 85 % des voix.
Ahmed TAZIR (vidéo)

AFP - La campagne électorale pour l'élection présidentielle du 9 avril en Algérie s'est ouverte jeudi, et son principal enjeu sera de convaincre les électeurs d'aller voter en masse, pour asseoir la légitimité du chef de l'Etat sortant Abdelaziz Bouteflika, certain d'être réélu.

Cinq candidats tenteront néanmoins de s'affirmer lors des trois semaines de campagne face à M. Bouteflika, qui se prévaut de son bilan après dix années au pouvoir.

"Votez contre nous, votez même avec un bulletin blanc, mais votez", a déclaré jeudi M. Bouteflika au cours de sa première réunion publique dans les Aurès, à Batna (435 km au sud-est d'Alger), alors que la participation reste la seule inconnue du scrutin.

Vainqueur sans adversaire en 1999, réélu en 2004 avec près de 85% des voix, M. Bouteflika, 72 ans, brigue un troisième mandat et un score sans appel en faisant campagne sur le thème de la stabilité et de la continuité, avec pour slogan: "Pour une Algérie forte et sereine".

A Batna, il a promis de poursuivre sa politique d'investissements publics, avec un plan de 150 milliards de dollars sur cinq ans, et de continuer à oeuvrer pour la réconciliation nationale.

Celle-ci est "incontournable et a permis le retour à la paix", a-t-il souligné.

Si les islamistes armés entreprennent encore des actions ponctuelles dans certaines régions, la politique de réconciliation nationale mise en oeuvre au début des années 2000 a mis fin à dix ans de violences qui ont fait 150.000 morts.

M. Bouteflika a insisté sur ses objectifs: construction d'un million de logements et création de 3 millions d'emplois grâce à l'émergence de 200.000 petites et moyennes entreprises.

Le taux de participation au vote sera aussi le principal adversaire des cinq candidats qui se présentent contre M. Bouteflika en tentant de faire passer leur message.

Louisa Hanoune (Parti du travail, trotskiste), 55 ans, est la seule femme à se présenter -pour la deuxième fois - à cette élection. Connue des Algériens comme une battante, elle prévoit 40 meetings dont le premier à Blida (50 km au sud d'Alger) pour réaffirmer son slogan: "Pour une réforme économique, il faut donner la parole au peuple".

Elle prône une réforme agraire, la renaissance des entreprises publiques, la mise en valeur de la fonction publique et des investissements de l'Etat, l'instauration d'une "véritable démocratie" ou la création d'emplois stables pour les jeunes.

Si le Front national algérien (nationaliste) a remporté un certain succès aux élections locales de 2007, son candidat Moussa Touati, 56 ans, compte sur 40 réunions publiques pour convaincre les électeurs de "consacrer" l'alternance au pouvoir par les élections.

Il a entamé son périple à Tebessa, (545 km au sud-est d'Alger), une région frappée récemment par plusieurs attentats islamistes.

Djaïd Younsi (El-Islah, islamiste) était aussi à Blida pour réaffirmer son slogan "C'est votre chance pour un changement" et son programme: poursuivre la réconciliation nationale permettant "la prise en charge des victimes de la tragédie nationale", redonner sa place à l'islam, assurer la sécurité alimentaire.

Cette dernière préoccupation est aussi celle d'Ali Fawzi Rebaïne, 54 ans, déjà candidat en 2004 (1% des voix) qui a choisi Tlemcem, ville de l'ouest pour présenter un programme prônant la relance de la société civile, la réforme des institutions de l'Etat ou du système éducatif.

Enfin, le programme de Mohamed Saïd Belaïd, 62 ans, (Parti liberté et justice - PJL, non agréé) issu de l'opposition islamique, vise particulièrement les problèmes des jeunes (chômage), la défense de l'unité nationale, la relance du secteur public ou "l'ancrage de la démocratie".
 

Commentaires (4)

encore une fois les election ont ete trucké

DRARIA 10-04-09 01H48 DU MATIN

commune de draria situe a 20 km au sud est d'alger

au moment ou je vous écrit des copins a moi qui on travailler au bureau de vote mon indiquer que les urnes commencer a ce remplir de maniere frauduleuse
Tous se déroulé normalement durant le mâtiné jusqu'à vers les cout de 13h00 le responsable du centre fait comprendre au organisateur des bureau qui faut remplir les urnes en leur disant "vous voyer si les gent ne vienne pas voter on ne va pas etre payés " autrement dit il faut remplir les urnes un chef de bureau refuse de le faire ..... une responsable de la region téléphone est ordonne au chef des bureau de laisser faire ...... dans d'autre communes environnements des responables des differnets centre demande au organisateur de quitter les bureau a 14h00 et revenir a partir de 18h00 ..... encore une fois les pouvoir publique viole les lois electorales .

election presidentiel

je suis née et je vie en france , j'ai decouvert l'election presidentiel algerienne que tout recemment, ce matin j'ai accompagner des parents agées , ils ne savait pas pour qui voter! aucune information sur les differents candidats! on leur a simplement expliquer qu'il fallait voter , ou est le droit civique et le libre arbitre dans de tels conditions ?

boutef

les algeriens ont ete floué par les gens du FIS,regarde seulement ce qui est arrivé apres , stp ne parle pas de islamiste ,crois moi que c a cause des c islamiste que l'algerie a perdu une grande occasion de democratisation , je te rappele leur sire/ni loi , ni constitution,mais la loi de dieu uniquement / alors sa comme parti politique,on peut dire que c d ignards et d incultes,beaucoup de gens ont perdu tout dans cette tragedie , alors par respect ne parle plus de parti islamique a la 2 balles et j'assume ce que je dis , ils sont meme pas capable de donner une bonne image de l'islam

boutef. aux commandes

Pourquoi les Algeriens votent ? pour un monde meilleur me dites-vous et vous avez raison, seulement depuis des decennies rien n'a change, la majorite des algeriens ont voulu un etats islamique vote democra. durant les annees 90 ils ont ete prives ..comment peut croire en un systeme etatique atteint de schizophrenie?

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