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Olivier Berges est chargé de mission pour le directeur général d’Aviva, une entreprise privée. Avec ses collègues, ils sont venus réclamer 3 % d’augmentation générale et 100 euros supplémentaires pour les salaires les plus bas. Il explique : "Dans notre entreprise, les actionnaires ont été très gâtés, les salariés beaucoup moins. Il n’y a eu aucune augmentation générale et les petits salaires n’ont pas été gratifiés." Puis ajoute : "Nos demandes ont été relativement raisonnables, mais nous n’avons pas été entendus : nos directeurssont tétanisés par la crise."
Côté public, les revendications ne diffèrent pas beaucoup. "On veut être écoutés !", clame Caroline Renard, préparatrice en pharmacie hospitalière à l’hôpital de Gonesse. Elle est venue réclamer le retrait de la loi Bachelot. "Ce n’est pas la première fois que l’on manifeste, on a toujours les mêmes soucis : manque d’effectifs, et davantage de travail administratif", explique-t-elle.
Invité de l’émission "Politiques" de FRANCE 24, l’ancien Premier ministre Alain Juppé estime que la journée de mobilisation de jeudi, en France, est le signe d’une "vraie angoisse dans l’opinion".
"Tout cela doit se terminer autour d’une table de négociations. Cela ne s’appellera peut-être pas ‘un sommet social’, mais il y aura forcément des négociations", analyse-t-il.
Mais l’Elysée exclut, pour le moment, tout geste supplémentaire en faveur d'une relance par la consommation face à la crise, après le plan de 2,6 milliards d'euros annoncé le 18 février.
Pour les huit organisations syndicales françaises (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires), l’objectif est d’"infléchir la politique du gouvernement et des entreprises sur l'emploi, les salaires et le service public", comme l’écrit Force ouvrière (FO), sur son site Internet.
De son côté, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) rappelle que la mobilisation du 29 janvier "a permis d’engranger des résultats", notamment la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de ménages modestes, ainsi qu'une prime de 500 euros pour les chômeurs qui ont travaillé entre 2 et 4 mois. Mais face à la crise économique, le "compte n’y est pas", ajoute l’organisation.
Selon un sondage BVA-BPI-France Info-Les Échos, 74 % des Français jugent cette journée de grèves "justifiée". Et 62 % estiment que la politique économique de Nicolas Sarkozy est mauvaise.





































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