Dernière modification : 20/03/2009 

- France - Grèves - Syndicats


Plus de 3 millions de personnes dans les rues, selon la CGT
Plus de 1,2 million de manifestants - 3 millions selon la CGT - ont répondu aujourd'hui à l'appel des syndicats. Le mouvement a dépassé la mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier, où entre 1 et 2,5 millions de personnes avaient défilé.
Par FRANCE 24 avec dépêches (texte)
Clovis CASALI (vidéo)

Si vous participez aux manifestations, envoyez-nous vos photos à : observers@france24.com

 




Paroles de manifestants
Fabrice Coudreau, directeur des écoles.
Fabrice Coudreau, directeur des écoles. Clea Caulcutt
"Je n'attends rien de ce gouvernement."
Serge de Matos, aide soignant.
Serge de Matos, aide soignant.
"Ça fait 21 ans que je travaille et j'ai eu une revalorisation équivalente à 150 euros."
Sylvie Hermsdorff, Auxiliaire en périculture.
Sylvie Hermsdorff, Auxiliaire en périculture.
"Les enveloppes [d'aides], ce sont toujours les mêmes qui les récupèrent."
Informaticienne à Argenteuil.
Informaticienne à Argenteuil.
"Il y a toujours du fric pour des reformes si on veut en trouver."
Basile Petitjean, concepteur chez Renault.
Basile Petitjean, concepteur chez Renault.
"Je suis l'un des plus jeunes et le premier à dégager."

     

     
     

    Olivier Berges est chargé de mission pour le directeur général d’Aviva, une entreprise privée. Avec ses collègues, ils sont venus réclamer 3 % d’augmentation générale et 100 euros supplémentaires pour les salaires les plus bas. Il explique : "Dans notre entreprise, les actionnaires ont été très gâtés, les salariés beaucoup moins. Il n’y a eu aucune augmentation générale et les petits salaires n’ont pas été gratifiés." Puis ajoute : "Nos demandes ont été relativement raisonnables, mais nous n’avons pas été entendus : nos directeurssont tétanisés par la crise."

     

    Olivier Berges, chargé de mission pour le directeur général d'Aviva, a choisi de manifester pour l'augmentation des salaires de ses collègues.

     

    Côté public, les revendications ne diffèrent pas beaucoup. "On veut être écoutés !", clame Caroline Renard, préparatrice en pharmacie hospitalière à l’hôpital de Gonesse. Elle est venue réclamer le retrait de la loi Bachelot. "Ce n’est pas la première fois que l’on manifeste, on a toujours les mêmes soucis : manque d’effectifs, et davantage de travail administratif", explique-t-elle.

     

    Caroline Renard, préparatrice en pharmacie à l'hôpital de Gonesse, ne manifeste pas pour la première fois. Elle demande davantage d'effectifs au sein du service public.

    Invité de l’émission "Politiques" de FRANCE 24, l’ancien Premier ministre Alain Juppé estime que la journée de mobilisation de jeudi, en France, est le signe d’une "vraie angoisse dans l’opinion".

     

    "Tout cela doit se terminer autour d’une table de négociations. Cela ne s’appellera peut-être pas ‘un sommet social’, mais il y aura forcément des négociations", analyse-t-il.

     

    Mais l’Elysée exclut, pour le moment, tout geste supplémentaire en faveur d'une relance par la consommation face à la crise, après le plan de 2,6 milliards d'euros annoncé le 18 février.

      

    "Le compte n’y est pas"

     

    Pour les huit organisations syndicales françaises (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires), l’objectif est d’"infléchir la politique du gouvernement et des entreprises sur l'emploi, les salaires et le service public", comme l’écrit Force ouvrière (FO), sur son site Internet.

     

    De son côté, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) rappelle que la mobilisation du 29 janvier "a permis d’engranger des résultats", notamment la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de ménages modestes, ainsi qu'une prime de 500 euros pour les chômeurs qui ont travaillé entre 2 et 4 mois. Mais face à la crise économique, le "compte n’y est pas", ajoute l’organisation.

     

    Selon un sondage BVA-BPI-France Info-Les Échos, 74 % des Français jugent cette journée de grèves "justifiée". Et 62 % estiment que la politique économique de Nicolas Sarkozy est mauvaise.

     

    Commentaires
    Réagir à cet article
    To prevent automated spam submissions leave this field empty.

    Sur le même sujet
    Fermer