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Sports

Des traces de stéroïde dans les cheveux de sportifs en France

Dernière modification : 19/03/2009

L'Agence française de lutte contre le dopage révèle la présence de traces d'un stéroïde anabolisant dans des échantillons de cheveux de footballeurs, de rugbymen de cyclistes et d'athlètes professionnels en France.

REUTERS - L'étude de prélèvements réalisés en 2008 par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) met en évidence l'utilisation importante de DHEA, un stéroïde anabolisant, à des fins dopantes dans le football, le rugby, le cyclisme et l'athlétisme.

 

Le président de l'agence Pierre Bordry s'est montré "inquiet" et "surpris" en annonçant mercredi les résultats de ces analyses.

 

Sur 138 échantillons de cheveux analysés par deux laboratoires français, 16,5% de "résultats anormaux" ont été détectés: 18 de la stéroïde DHEA (déhydroépiandrostérone), trois de testostérone, et un de DHEA plus testostérone.

 

Sept des 32 footballeurs professionnels présentaient des traces de DHEA et ou de testostérone (21,8%), légèrement plus que dans le cyclisme amateur et le rugby (17,6% et 16,7%), dans l'athlétisme (13,6%) et dans le cyclisme professionnel (10,8%, quatre cas sur 37).

 

A l'occasion d'une conférence de presse dans ses locaux à Paris, l'AFLD a précisé que ces résultats n'avaient "pas de valeur statistique", qu'il s'agissait d'un "sondage". Mais ils lui permettront "d'élargir la gamme des outils de détection."

 

"Nous avons été surpris. Le résultat est un peu préoccupant", a dit Bordry.

 

Interrogé sur la grande rareté de contrôles positifs dans le football et le rugby, Bordry a répondu à Reuters: "On voit apparaître des protocoles de dopage qui sembleraient être organisés pour qu'on ne trouve rien pendant la compétition. C'est l'impression qu'on en a."

 
 
PAS DE SANCTION APRES CES ANALYSES
 

La fenêtre de détection de la DHEA dans l'urine est de 24 à 48 heures. L'analyse des cheveux a permis de remonter à plusieurs mois (selon la longueur du cheveu). "On n'a quasiment aucune chance de retrouver cette substance en compétition. Il faut le faire hors-compétition", a expliqué le professeur Michel Rieu, conseil scientifique de l'agence.

 

Pierre Bordry s'est dit "surpris à la fois par les niveaux et à la fois par le fait qu'ils soient tous plus ou moins égaux. Ce n'est pas un hasard. Ca veut dire qu'il y a des gens qui conseillent les sportifs."

 

Ces analyses ne conduiront pas à des suspensions pour dopage. "Nous ne prenons pas de sanction parce que c'est la première fois qu'on le fait et que c'est plus important de leur dire d'arrêter de mettre leur santé en danger que de les sanctionner", a affirmé Bordry.

 

D'autre part, 138 échantillons seulement ont été analysés en raison du coût très élevé de chaque analyse (500 euros) et l'AFLD n'a pas voulu sanctionner ces sportifs choisis au hasard parmi des milliers d'autres.

 

Plus de 10.000 contrôles ont été diligentés par l'AFLD en 2008. Au quatrième trimestre, 79 des 2.934 contrôles se sont révélés positifs, soit moins de 3%.

 

Les facultés dopantes de la DHEA sont encore méconnues. Interdite hors compétition et en compétition par le code de l'Agence mondiale antidopage (AMA), elle est classée dans la liste des stéroïdes anabolisants androgènes.

"Si une substance est utilisée pendant longtemps, c'est qu'elle est efficace", a estimé Michel Rieu.

 

Les dangers pour la santé de la DHEA, également connue sous le nom de pilule de la jeunesse, n'ont fait l'objet de publications scientifiques que récemment et sont donc peu connus. Cette hormone est présente dans des compléments alimentaires vendus sur internet ou peut être délivrée en France sur prescription médicale avec une préparation en pharmacie.

 

Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez, avec qui Bordry dit avoir des "perspectives communes", a réagi dans un communiqué: "Compte tenu des risques que peut présenter, y compris pour la santé des joueurs, l'usage de la DHEA, la Ligue et l'Agence vont se rapprocher pour mettre en garde les clubs et les joueurs contre l'usage de cette hormone."

 

L'AFLD n'a pas donné aux fédérations les noms des clubs ou des sportifs concernés par ces cas anormaux.

 

Première publication : 19/03/2009

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