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Economie

La BCE n'exclut pas de réduire à nouveau ses taux

Dernière modification : 23/03/2009

Soucieux de soulager le secteur financier, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a affirmé au Wall Street Journal que l'institution pourrait une nouvelle fois réduire ses principaux taux directeurs.

Reuters - Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet affirme que la BCE pourrait à nouveau réduire ses taux et n'exclut pas de nouvelles mesures non conventionnelles pour soulager le système financier.

"En ce qui concerne le taux futur de nos principales opérations de refinancement, actuellement à 1,5%, j'ai déjà dit clairement que nous pourrions le baisser encore", dit Trichet dans un entretien au Wall Street Journal à paraître lundi.

"Nous continuerons sans doute à faire tout ce qui peut optimiser notre propre situation", explique-t-il.
"Dans les prochaines décisions que nous pourrions prendre, il est tout à fait possible que nous continuions à être non-conventionnels dans la filière de financement bancaire. Cette filière reste essentielle pour nous", dit-il encore.

Le président de la BCE estime que les banques centrales doivent prendre le soin de distinguer leurs responsabilités de celles des gouvernements lorsqu'elles envisagent des initiatives telles que le rachat d'actifs.

"Nous ne nous sommes pas engagés à de nouvelles décisions en ce qui concerne l'achat de titres", souligne Jean-Claude Trichet.

"Il faut prendre en compte un élément: les risques pour les banques centrales et les risques pour les gouvernements, particulièrement dans la zone euro, sont clairement distincts, sans confusion des risques ou des responsabilités."

Ces commentaires interviennent au moment où la BCE est de plus en plus isolée des autres banques centrales parce qu'elle n'a pas encore décidé de mesures autres que la baisse des taux alors que la zone euro est entrée en récession.

La Réserve fédérale américaine et la Banque d'Angleterre ont, au contraire, décidé récemment de vendre une partie de leurs bons du Trésor pour injecter des liquidités dans l'économie.

Le président de la BCE demeure en outre réticent à voir les taux d'intérêt se rapprocher de zéro.

"Il y a de nombreux inconvénients liés aux taux de politique descendus à zéro délibérément", explique-t-il, précisant que le taux de l'euro à six mois est inférieur à ceux pratiqués aux Etats-Unis.

"Mais ce qui compte ce sont les taux d'intérêt des marchés et qui concernent le public", ajoute-t-il.

Première publication : 23/03/2009

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