Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Yémen : des milliers de réfugiés affluent à Djibouti

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"Christianophobie" : un mots qui fait peur..

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Hillary Clinton entre en piste pour 2016 - Les élections législatives au Royaume-Uni

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Naufrages de migrants : l'Europe passive ou impuissante ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Manuel Valls contre le racisme et l'antisémitisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle américaine 2016 : l'économie dans la campagne

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Nokia s'offre Alcatel-Lucent : les emplois menacés ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

Afrique du Sud : les familles des mineurs de Marikana réclament justice

En savoir plus

REPORTERS

Les Arméniens cachés de Turquie en quête d’identité

En savoir plus

Moyen-Orient

Un expert veut une enquête sur le "crime de guerre" d'Israël

Dernière modification : 26/03/2009

Peu après les révélations d'exactions de l'armée israélienne lors de l'offensive sur la bande de Gaza en janvier, un expert de l'ONU a demandé une enquête, estimant qu'on pouvait qualifier cette action militaire de "crime de guerre".

AFP - Un expert de l'ONU a réclamé lundi une enquête sur l'offensive israélienne contre la bande de Gaza en janvier, soulignant qu'"il y (avait) des raisons de conclure" qu'elle constituait un "crime de guerre de la plus grande ampleur".

Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation dans les Territoires palestiniens, Richard Falk, a appelé à une "enquête d'experts" pour déterminer s'il était possible aux Israéliens de distinguer les cibles militaires de la population civile.

"Si ce n'était pas possible, alors l'offensive est par nature illégale et constitue un crime de guerre de la plus grande ampleur", écrit-il.

M. Falk souligne au passage que "sur la base des éléments de preuve actuellement disponible, il y a des raisons d'en arriver à cette conclusion".

Il estime que le "recours à la force" par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes sur son territoire -- motif invoqué pour le déclenchement de l'offensive -- n'était "pas justifié du point de vue légal étant donné (...) les alternatives diplomatiques disponibles".

Selon M. Falk, connu pour ses prises de position très critiques à l'égard d'Israël, l'Etat hébreu "n'était pas en situation de légitime défense" au moment où il a déclenché son offensive le 27 décembre et n'a "pas voulu prolonger le cessez-le-feu que lui proposait le Hamas".

L'expert de l'ONU relève que le cessez-le-feu observé par les deux parties de juin à novembre 2008 a constitué "la période la plus sûre" pour Israël en terme de menaces, malgré les tirs de roquettes palestiniens sur le sud de son territoire.

A ce sujet, M. Falk a également dénoncé ces tirs du Hamas sur des civils israéliens ainsi que "l'utilisation présumée d'enfants et de civils comme +boucliers humains+".

"Les pratiques du Hamas soupçonnées de constituer des crimes de guerre doivent également faire l'objet d'une enquête", insiste-t-il.

Mais selon M. Falk, interrogé par les médias, il est "indispensable" de considérer le mouvement palestinien "comme un acteur politique et non comme une organisation terroriste" faute de quoi "la réalité" du conflit israélo-palestinien "se perpétue d'elle-même" quoi que fasse le Hamas.

D'après les chiffres palestiniens cités par M. Falk, 1.434 Palestiniens ont été tués pendant les 22 jours de conflit, du 27 décembre au 18 janvier, dont 960 civils, 239 officiers de police et 235 militants ou combattants. Pendant la même période, 13 Israéliens ont été tués et 200 autres blessés.

M. Falk a été expulsé d'Israël en décembre dernier après avoir été brièvement détenu à son arrivé dans le pays. Les autorités israéliennes l'avaient empêché d'accéder aux territoires palestiniens en le détenant durant plus de 20 heures à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Cette mesure de refoulement "sans précédent" avait été dénoncée officiellement par la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme Navi Pillay.

Première publication : 23/03/2009

COMMENTAIRE(S)