- Cisjordanie - Eau - Territoires palestiniens
Pas la peine de chercher, vous ne trouverez pas. Comme dans la grande majorité des foyers du sud de la Cisjordanie, il n’y a pas d’eau courante chez Omar et Fatiye. Ce couple, qui approche les 80 ans, ne cesse de se lamenter: leur jardin est désespérément sec. Fatiye prend la terre du jardin dans ses mains : "Regardez, c’est totalement sec depuis deux jours, nous dit-elle. Hier, Omar voulait même arracher les fleurs parce qu’elles vont mourir de toute façon." Omar, lui, lève les mains au ciel : "Parfois, on ne prie pas à cause du manque d’eau."
Fatiye nous emmène ensuite vers les réservoirs, censés récupérer l’eau de pluie, principale ressource en eau dans cette région des Territoires palestiniens. "Regardez, vous pouvez voir, ce n’est pas très profond, dit-elle en ouvrant la trappe du réservoir. Il n’y a presque rien. Quand il pleut, il y a de l’eau, c’est tout." De fait, le réservoir est à moitié vide, alors que nous sommes en pleine saison humide. En 2008, dans cette région déjà aride, les précipitations ont atteint 55% de leur quantité moyenne.
Bloqués par l'armée israélienne
Quand l’eau ne vient pas à vous, il faut donc aller la chercher. C’est Abu Amer, le frère d’Omar, 83 ans qu’il porte bien, qui s’en charge. Il entreprend, comme tous le jours, de parcourir les deux kilomètres qui le séparent de la fontaine à la disposition des habitants de la région. Son âne, qui n’a pas l’air beaucoup plus jeune que lui, transporte une dizaine de bidons de plastique jaune : "Je remplis ce bidon et puis l’autre, nous montre Abu Amer. Et puis ensuite je rentre à la maison avec mon âne." Seulement, voilà, à quelques mètres de la fontaine, Abu Amer et son âne se retrouvent bloqués par l’armée israélienne. Abu Amer implore Walid Abu Sharar, le directeur de la planification pour la région de Dura qui est en charge de la distribution de l’eau : "S’il te plaît, donne moi de l’eau." Et Walid, gêné aux entournures, d’essayer de rassurer Abu Amer : "D’abord, il faut que l’armée nous laisse passer et après on pourra t’aider."
Suite à l’intervention de Walid, l’armée lève le camp. Abu Amer, grand sourire, peut remplir ses bidons. Les camions de l’Autorité palestinienne peuvent remplir le réservoir et alimenter la fontaine. Walid regarde le bon déroulement de l’opération : "C’est Israël qui décide combien d’eau la Cisjordanie peut consommer et ils le font à travers l’Autorité palestinienne, qui distribue." En tout, les habitants de cette région dispose de 600 mètres cube distribués sur les quelques fontaines publiques de la région. Pour Musa Zabadi, qui conduit les camions-citernes de l’Autorité palestinienne, ce n’est pas assez : "Ça peut aller pour 4 ou 5 jours. On est des agriculteurs, on a besoin de beaucoup d’eau. Au sud d’Hébron, quand il ne pleut pas, ça crée des problèmes." Or, ces derniers temps, il ne pleut pas...
Le marché noir, un business florissant
Conséquence de ce manque d’eau, un marché parallèle prospère. Walid nous emmène devant une file de camion, autour duquel un attroupement s’est formé. "Ça, ce sont des camions privés. Les nôtres ne suffisent pas." Taleb Abu Ras est le propriétaire des camions-citernes. Il va chercher lui-même l’eau derrière laquelle tout le monde court dans la région puis la revend sur ce marché informel. Il devise avec ses clients : "Ils m’appellent directement. Je leur apporte de l’eau et les clients paient plus tard." Au marché noir, les prix doublent l’été, quand la demande explose. Le business est à priori florissant. Abu Sharar, lui, se défend de profiter du manque d’eau : "C’est un bon business mais pas tant que ça. Il n’y a pas beaucoup d’eau vous savez et, parfois, les gens ne paient que 4 ou 5 ans après."
Nabel Abu Arqoub, 76 ans, habite les environs. Il est venu avec ces enfants remplir une dizaine de bouteilles d’eau. Il a bien du mal à contenir sa colère : "On n’a même pas d’eau pour boire. Certains ne peuvent pas s’acheter du pain et ils veulent qu’on paie 65 dollars pour cette citerne ! Ce n’est pas possible !" Entre les restrictions israéliennes et la sécheresse, les habitants du sud de la Cisjordanie n’ont pas fini d’avoir soif.




















Commentaires (2)
si en plus les sionnistes prive d'eau la palestine !!!
Israel n'est pas une democratie. C'est un fait a cause de la colonisation de la Cis-jordanie et donc de la privation de liberte des palestiniens. De plus le futur gouvernement israelien a annonce sa position : il est contre la creation d'un etat palestinien. Sans oublier les durcissements prevu contre les arabes israeliens defendus par la coalition au pouvoir. Enfin dernierement une manifestation cuturelle arabe a ete interdite a jerusalem. Sa ressemble a la privation de liberte de culte ou a l'affirmation de l'identite culturelle. Et ceux ne sont que des exemples recents. on en arrive a souhaiter le nucléaire iranien ,,,,
si en plus les sionnistes prive d'eau la palestine !!!
Israel n'est pas une democratie. C'est un fait a cause de la colonisation de la Cis-jordanie et donc de la privation de liberte des palestiniens. De plus le futur gouvernement israelien a annonce sa position : il est contre la creation d'un etat palestinien. Sans oublier les durcissements prevu contre les arabes israeliens defendus par la coalition au pouvoir. Enfin dernierement une manifestation cuturelle arabe a ete interdite a jerusalem. Sa ressemble a la privation de liberte de culte ou a l'affirmation de l'identite culturelle. Et ceux ne sont que des exemples recents. on en arrive a souhaiter le nucléaire iranien ,,,,