Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

François Hollande achève sa tournée africaine au Cameroun

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : Les touristes algériens très attendus

En savoir plus

REPORTERS

La Libye en quête d'unité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

La Grèce en défaut de paiement : dette, déficit, faillite... et "grexit" ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attaque de Boko Haram au Nigeria : 150 morts dans 2 nouvelles attaques

En savoir plus

TECH 24

Les nouveaux innovateurs

En savoir plus

#ActuElles

Maroc : la jupe de la discorde

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Les profs 2" : les cancres sont de retour

En savoir plus

BILLET RETOUR

Billet retour à Gaza, un an après l’opération "Bordure protectrice"

En savoir plus

Amériques Asie - pacifique

Washington présente sa nouvelle stratégie à l'Otan

Dernière modification : 23/03/2009

En visite à Bruxelles, l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, présente devant l'Otan et l'Union européenne (UE) les grandes lignes de la nouvelle stratégie américaine pour l'Afghanistan.

AFP - Le président américain Barack Obama a estimé dimanche que Washington devait avoir une "stratégie de sortie" en Afghanistan même si la Maison Blanche s'apprête à révéler un plan prévoyant d'étendre les efforts militaires, diplomatiques et économiques face à l'insurrection.

La nouvelle stratégie américaine, attendue dans les prochains jours, inclura d'importants renforts civils, une formation accrue de l'armée afghane, un dialogue avec les insurgés et une aide renforcée au Pakistan.

Le président, qui a fait du front afghan une priorité internationale, a déjà promis d'y envoyer 17.000 soldats supplémentaires, alors que les violences des insurgés y ont redoublé d'intensité depuis deux ans malgré la présence de plus de 75.000 soldats étrangers.

Interrogé dimanche dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne de télévision américaine CBS, M. Obama a confié que cette décision avait été la plus difficile à prendre depuis son arrivée à la Maison Blanche.

"Je pense que c'est la bonne chose à faire", a-t-il dit. "Mais nous ne pouvons pas penser qu'une approche purement militaire en Afghanistan va résoudre tous nos problèmes", en laissant entendre qu'il fallait créer les conditions d'un désengagement d'Afghanistan, où la guerre dure déjà depuis sept ans.

"Ce que nous cherchons à avoir, c'est une stratégie globale. Et il doit y avoir une stratégie de sortie. On doit donner le sentiment que ce n'est pas un glissement perpétuel", a-t-il souligné.

La "priorité numéro un" est de "s'assurer qu'Al-Qaïda ne peut pas attaquer le territoire américain, les intérêts américains et nos alliés", a-t-il affirmé.

"Au service de cette priorité", il va falloir "renforcer les capacités économiques de l'Afghanistan", "renforcer nos efforts diplomatiques vis-à-vis du Pakistan", et "avoir une approche plus régionale" du problème afghan, incluant l'Inde ou l'Iran, a-t-il jugé.

Les Etats-Unis entendent déployer des centaines de civils pour stimuler le développement économique et politique au niveau local, alors que le gouvernement de Kaboul est jugé miné par une corruption chronique et incapable de répondre aux besoins élémentaires de la population.

Egalement au programme, le net renforcement des effectifs des forces afghanes, jusqu'à 400.000 hommes selon les médias américains, dans l'espoir de charger à terme Kaboul de sa propre sécurité nationale.

"Il faut élaborer des programmes qui améliorent la capacité du gouvernement afghan à se défendre", a confirmé samedi à Bruxelles le représentant spécial des Etats-Unis pour l'Afghanistan Richard Holbrooke.

L'administration Obama dit en outre envisager un dialogue avec les moins extrémistes des talibans, en s'inspirant du succès de la stratégie américaine en Irak consistant à négocier avec les insurgés sunnites et les éloigner d'Al-Qaïda.

La Maison Blanche a par ailleurs intégré pleinement dans son nouveau plan le Pakistan voisin, jugé facteur à part entière du problème afghan.

Selon Washington, les zones tribales pakistanaises limitrophes du territoire afghan servent de base arrière aux talibans et à Al-Qaïda pour lancer des attaques contre les forces étrangères en Afghanistan.

Les Etats-Unis, qui multiplient depuis plusieurs mois des frappes visant ces zones tribales du nord-ouest à l'aide de drones, ont parallèlement l'intention d'augmenter leur aide au Pakistan pour l'inciter à agir avec plus de fermeté contre les extrémistes à sa frontière.
 

Première publication : 23/03/2009

COMMENTAIRE(S)