Dernière modification : 24/03/2009 

- Crise économique - France - François Fillon - Industrie automobile - Nicolas Sarkozy


L'État français s'opposera à la prime de départ du PDG de Valeo
L'État français s'opposera à la prime de départ du PDG de Valeo
Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi depuis Washington que l'État français est opposé à l'attribution d'un parachute doré de 3,2 millions d'euros au PDG de Valeo Thierry Morin (photo), en instance de départ.

AFP - Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi à Washington que l'Etat est "opposé" au versement d'une prime de départ au PDG de Valeo, estimant que ceux qui ne font pas "preuve de responsabilité mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social".

"Il se trouve qu'il s'agit d'une entreprise au capital de laquelle l'Etat se trouve désormais grâce à l'intervention du Fonds stratégique" d'investissement (FSI), a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse peu avant de reprendre l'avion pour Paris.

"Le représentant de l'Etat au conseil d'administration fera savoir qu'il est opposé à l'application de cette prime de départ du président de Valeo, il faut que les choses soient claires et que chacun comprenne que l'heure est à faire preuve de responsabilité et ceux qui ne font pas preuve de responsabilité mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social", a-t-il estimé.

L'ancien PDG de Valeo, Thierry Morin, remercié vendredi pour "divergences stratégiques" avec le conseil d'administration, doit percevoir une indemnité de départ de 3,2 millions d'euros.

L'Etat, actionnaire de l'équipementier automobile à hauteur de 8%, a récemment injecté 19 millions d'euros dans le groupe via le FSI et une prise de participation accrue au capital.

 

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