Motion de censure approuvée à 101 voix de l'opposition contre 96. Le Premier ministre libéral Mirek Topolanek n’a pas réussi à séduire les députés indépendants !
Même démissionnaire, l'équipe de Topolanek pourrait rester au pouvoir de longues semaines … Peut-être jusqu'en juin, pour éviter un passage de relais en pleine présidence de l'Union européenne.
A moins que Vaclav Klaus, imprévisible président, décide de nommer rapidement un nouveau Premier ministre ou de convoquer des élections législatives (très) anticipées !
Ça n’est pas la première fois qu’un gouvernement change en pleine présidence UE : c’est arrivé en 1996 en pleine présidence italienne. Mais cette fois, le scénario est catastrophique, en pleine crise économique, alors que la présidence tchèque est déjà critiquée pour son manque de leadership et multiplie les sommets sans grand résultat…
La chute de ce gouvernement de coalition tripartite risque de remettre en cause les efforts menés pour obtenir une ratification par Prague du traité européen de Lisbonne. Mirek Topolanek s’y était engagé parfois contre les voix discordante de sa famille politique.
Après plusieurs reports, la Chambre basse a approuvé le traité de Lisbonne le 18 février dernier, par 125 des 197 députés présents, soit cinq voix de plus que la majorité constitutionnelle requise des 3/5.
Le vote des sénateurs sur cet amendement, tout comme sur le traité de Lisbonne, est quant à lui attendu dans les mois qui viennent. Le paraphe du très eurosceptique président Vaclav Klaus opposant déclaré à ce traité ODS comme Topolanek, sera également nécessaire pour valider le traité de Lisbonne. Les Irlandais revotent en octobre sur le traité. Les 27 espéraient l’affaire réglée en 2010 : ils risquent de tomber sur un deuxième os... en République tchèque !













