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AFP - Deux symboles de l'université et de la recherche, la Sorbonne et le CNRS, étaient occupés jeudi par des manifestants dénonçant les réformes dans l'enseignement, le gouvernement parlant de "noyaux de radicalisation" parallèles à une "baisse des perturbations".
Une centaine de chercheurs occupaient le siège du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans le 16e arrondissement à Paris, après avoir perturbé le matin la tenue d'un Conseil d'administration de l'organisme pour s'opposer à ce qu'ils considèrent comme son "démantèlement" et aux "suppressions d'emplois".
Par ailleurs une partie des bâtiments de la Sorbonne "historique" (Ve arr) étaient partiellement occupés jeudi après-midi par environ 150 personnes, des personnels (enseignants et "Biatoss") de Paris-I, Paris-III, Paris-IV et de l'Ecole pratique des hautes études (EPHE).
L'occupation, décidée par une assemblée générale interfacultés des personnels des universités concernées, entend exprimer l'"exaspération de ne pas être entendus après huit semaines de grève" et contester le fait que les entrées soient filtrées.
A Brest, le colloque annuel de la Conférence des présidents d'université (CPU) qui se tient jusqu'à vendredi a été suspendu jeudi après l'envahissement de la faculté par des dizaines d'étudiants, selon la police.
Dans la matinée, la CPU, satisfaite de l'évolution des sujets de conflit dans les universités, avait invité à ce que les enseignements reprennent dans les établissements perturbés et à ce que l'organisation des examens y soit mise en oeuvre.
Par ailleurs, le local d'un bâtiment occupé de l'Université de Strasbourg (UdS) a été "vandalisé" dans la nuit de mercredi à jeudi et plusieurs ordinateurs ont été dérobés, selon le président de l'université.
De son côté, le ministère de l'Enseignement supérieur a dit constater "une tendance générale à la baisse des perturbations dans les universités, avec des reprises de cours, mais aussi quelques noyaux de radicalisation", a-t-il déclaré à l'AFP.
Selon le ministère, les "noyaux durs" concernent des mouvements menés dans les universités de Paris-IV, Rennes II et Montpellier III.
"Dans 15 à 20 universités, il y a des perturbations intermittentes, comme à Aix-Marseille I, Le Havre, Rouen, Paris VII, Toulon", a-t-on ajouté.
"Les cours reprennent dans d'autres endroits, comme au Mans, à Strasbourg, une partie de Rennes II, Limoges, dans un IUT à Rouen", a ajouté le ministère.
Pour autant, à Bordeaux, selon les présidences, Bordeaux III, I et IV étaient bloquées tandis qu'à Bordeaux II, seuls les cours de médecine étaient dispensés. Entre 750 (police) et 1.500 enseignants-chercheurs, étudiants, lycéens, chercheurs ont défilé dans la ville.
En dépit de plusieurs reculs ou aménagements du gouvernement sur plusieurs réformes, le mouvement de protestation en est à sa huitième semaine.


























Commentaires (2)
incoryable mais vrai...
VIVE LA FRANCE DE LA DEVALORISATION BARREZ-VOUSSSS OUI BARREZ-VOUS LES CHERCHEURS, et au plus vite, ne restez pas en France, pas de vie de famille, des travaux jamais valorisés, des ambiances de travail complètement dévalorisantes, bref, il faut se barrer et au plus vite, ne valorisez pas votre capital humain dans ce pays, partez en Amérique du Sud, en Asie, en Chine, aux Etats-Unis avec Obama, assurément, mais ne faites plus d'efforts dans ce pays en développement qu'est la France, cela ne sert à rien
MAXIME Dr. ès Sciences
Enseignants et/ou chercheurs
Le statut des enseignants universitaires français fait sourire toute l’Europe universitaire. Pourquoi en France est-il besoin de préciser « enseignant-chercheur »? Aurait-on en France quelque doute sur la capacité de l’enseignant à faire de la recherche? Le statut de fonctionnaire n’incite peut-être guère à cette quête inachevée de nouveaux savoirs. Le classement médiocre des universités françaises au plan mondial est un indice parmi d’autres de la faiblesse du potentiel universitaire français. Mais l’évaluation dans l’esprit universitaire français est un mot banni. Alors que grâce à des disciplines scientifiques comme la scientométrie et l’infométrie, la production de science d’un professeur peut être mesurée. Alors, des professeurs enseignant beaucoup et cherchant peu et des professeurs cherchant beaucoup et enseignant peu? Cette modulation est acceptée depuis la création par la gauche des primes pédagogiques, de recherche et administratives.
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