Dernière modification : 30/03/2009 

- France - Mayotte - Outre-mer


Le "oui" l'emporte à Mayotte, futur 101e département français
Les électeurs de Mayotte ont voté "oui" à plus de 90 % au référendum sur la départementalisation, selon les premiers résultats transmis par la préfecture à Mayotte. L'île devrait ainsi devenir le 101e département français en 2011.
Johan BODIN / Lucas MENGET (vidéo)

AFP - Le "oui" l'a emporté dimanche au référendum sur la départementalisation de Mayotte, selon un décompte partiel des voix communiqué par la préfecture.

Reportages à Mayotte
Au village de Chirongui, la veille du scrutin

Sur 58,3% des bulletins dépouillés, le Oui l'emporte à 94,1% contre 4,6% pour le Non, a précisé la préfecture, ajoutant que le taux de participation sur ces résultats partiels s'élevait à 60,81%.

L'issue du référendum ne faisait guère de doute dans cette île où l'ensemble de la classe politique et les syndicats ont fait campagne pour le "oui", et où les seules voix discordantes sont venues de dignitaires religieux musulmans, qui dénoncent la disparition progressive de certaines de leurs prérogatives.

Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'outre-mer, qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.

 

Reportage au village de Chirongui

Avec un PIB trois fois inférieur à celui de La Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins immédiats, Mayotte espère aussi tirer de nouveaux bénéfices de la départementalisation.

Mais le gouvernement n'a pas caché aux Mahorais que le rattrapage avec la métropole mettrait du temps à se faire sentir, avec certaines aides sociales qui ne démarreront qu'en 2012, et de manière progressive sur au moins 20 ans.

 

Parallèlement, certains impôts vont apparaître à partir de 2014.

Et certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées, avec la fin définitive de la polygamie, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman).

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