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Le président Uribe rejette tout nouveau dialogue avec les FARC

Dernière modification : 29/03/2009

Au lendemain de la mort de cinq militaires dans un champ de mines du nord-ouest du pays, le chef de l'État colombien, Alvaro Uribe, a accusé les rebelles marxistes des FARC "d'affronter les policiers et soldats avec des mines antipersonnel".

AFP - Le président colombien Alvaro Uribe a rejeté samedi tout dialogue avec la guérilla marxiste des Farc, en estimant qu'il ne pouvait discuter avec les auteurs d'attaques contre des civils.
  
"Quel dialogue peut-il y avoir avec ces bandits qui se font remarquer en plaçant des explosifs à proximité des écoles et sur les chemins fréquentés par des enfants?", a déclaré le président lors d'une rencontre à Bogota avec des membres d'un parti de la coalition uribiste.
  
"On dialogue avec la démocratie, on ne dialogue pas avec des terroristes", a encore déclaré, selon la presse colombienne, le chef de l'Etat, en accusant la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) de ne pas aller au combat mais "d'affronter les policiers et soldats avec des mines antipersonnel", au lendemain de la mort de cinq militaires dans un champ de mines, dans le nord-ouest du pays.
  
Depuis une semaine, sans prendre en compte la mort de ces cinq militaires, une quinzaine de soldats et policiers ont péri dans différentes attaques attribuées à la guérilla.
  
Selon les autorités, celle-ci pourrait chercher à commémorer son "mars noir", le mois de 2008 où elle a perdu plusieurs de ses dirigeants historiques, dont son fondateur Manuel Marulanda, emporté à 80 ans par une crise cardiaque, le 26.
  
La guérilla des Farc, fondée en 1964, compterait encore entre 7.000 et 10.000 combattants selon les estimations.
  

Première publication : 29/03/2009

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