General Motors en faillite ? La fin d’un symbole du rêve américain, la chute d’une marque mythique au pays de l’automobile.
L’entreprise de Detroit n’en est pas encore là, mais l’hypothèse paraît de plus en plus probable. Tout comme sa consœur Chrysler, General Motors (GM) est au pied du mur.
Cet après-midi, Barack Obama devrait refuser de renflouer les deux constructeurs, qui réclament respectivement 5 milliards et 16 milliards de dollars au Trésor américain. De fait, après avoir demandé - et obtenu - la tête du PDG de GM, Rick Wagoner, la Maison Blanche exige encore plus de concessions. Les constructeurs automobiles ont 60 jours pour faire de nouvelles propositions (réductions de coûts, négociations avec les syndicats, les actionnaires, les créanciers, les concessionnaires…). Bref encore plus d’efforts.
Le mariage des "grosses américaines " avec les "petite italiennes"
Chrysler doit, de son côté, finaliser sous 30 jours son alliance avec l'italien Fiat, annoncée en janvier. Cette condition "minimale" imposée par l’administration prouve que la marque a perdu la confiance de Washington. Pour l’administration, Chrysler ne survivra pas s’il reste indépendant. La marque emblème des "grosses américaines" doit être placée sous assistance, quitte à se marier avec le symbole des "petites italiennes".
En cas d’échec, les deux constructeurs seront placés en "faillite structurée", ce qui leur permettrait de conserver leur activité… et leurs salariés.
Décidemment, Barack Obama a choisi l’intransigeance. Quitte à casser son image d’adepte du consensus et de la nuance.














