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Amériques

Le PDG de General Motors évincé à la demande d'Obama

Dernière modification : 30/03/2009

Alors que le président Barack Obama doit annoncer, ce lundi, un plan de sauvetage de l'industrie automobile américaine, le PDG de General Motors, Rick Wagoner, a accepté de démissionner comme lui a demandé la Maison Blanche.

AFP - Le PDG du constructeur automobile américain General Motors (GM) a été remplacé à la demande du gouvernement du président américain Barack Obama, qui doit dévoiler lundi son plan de sauvetage de l'industrie automobile des Etats-Unis.

Rick Wagoner a démissionné et cédé sa place à Fritz Henderson, 50 ans, directeur de l'exploitation depuis 2008 et ancien directeur financier du groupe, selon un communiqué de GM, ancien numéro un mondial de l'automobile, aujourd'hui en grande difficulté.

"L'administration présidentielle a explicitement demandé à M. Wagoner de quitter son poste et il a accepté", a précisé à l'AFP un haut responsable à la Maison Blanche.

Sans s'étendre sur les raisons de cette décision, le responsable de la Maison Blanche a indiqué qu'il serait "inexact" de considérer cette démission comme une contrepartie exigée en échange du versement d'une nouvelle aide de l'Etat au premier constructeur automobile américain.

M. Obama s'apprête à dévoiler lundi son plan de sauvetage de l'industrie automobile américaine, qui concerne au premier chef GM et son concurrent Chrysler.

Selon la Maison Blanche, le président doit parler à 11H00 (15H00 GMT).

M. Obama a indiqué clairement dimanche que le gouvernement exigerait des restructurations plus fortes de la part de General Motors et Chrysler avant de leur accorder le moindre prêt gouvernemental supplémentaire.

M. Obama a déclaré sur la chaîne de télévision CBS que les deux groupes n'en avaient "pas encore fait assez" en terme de restructuration, malgré tous les "efforts sérieux" entrepris par les constructeurs de Détroit, la ville du Nord des Etats-Unis symbole de l'industrie automobile nationale.

M. Wagoner faisait office d'homme providentiel au début de son mandat, entamé en juin 2000, mais il est devenu pour beaucoup le symbole d'une direction incapable d'adapter GM à la réalité de son époque, et notamment aux attentes d'Américains de plus en plus demandeurs de voiture plus petites et économes en carburant.

Les syndicats, qui lui ont mené la vie dure pendant des années, avaient commencé à trouver en lui un allié ces derniers mois, quand ils étaient venus plaider ensemble à Washington pour que l'Etat vienne au secours du groupe.

M. Wagoner, 56 ans, avait déclaré il y a quelques jours ne pas se sentir menacé par les projets du gouvernement.

Il était pourtant apparu fragilisé à la tête de GM à plusieurs reprises au cours des dernières années. En mars 2006, face à une fronde de son conseil d'administration, il n'avait sauvé sa tête qu'en menaçant de démissionner immédiatement, alors que l'on parlait déjà d'une faillite éventuelle du groupe.

Trois ans plus tard, GM a abandonné sa place de premier constructeur mondial au japonais Toyota, et accumule les pertes (31 milliards de dollars en 2008; 86 milliards depuis 2005, soit 65 milliards d'euros). En février, ses ventes aux Etats-Unis ont plongé de 52,9% en glissement annuel, soit le pire mois de février pour GM depuis 1962 en nombre de véhicules vendus.

Au bord de la faillite, GM et Chrysler ont été secourus par le gouvernement américain en décembre. Depuis, GM a reçu 13,4 milliards de dollars sous forme de prêts du gouvernement. Mais c'est insuffisant et le groupe demande encore à l'Etat 16,6 milliards supplémentaires pour pouvoir survivre.

Première publication : 30/03/2009

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