Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump : 1 an à la Maison Blanche

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Liberia : le président élu, George Weah prêt à relever les défis

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Aide aux migrants : que dit la loi ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Sanseverino

En savoir plus

TECH 24

Reporty, l'application anti-délits ou pro-délation ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Gambie à l'heure d'une nouvelle ère post-Jammeh

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Avec les réformes de Macron, la France sur le retour ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Trump, un an après : derrière l'euphorie, une économie fragile ?

En savoir plus

#ActuElles

#MeToo : la France entre exception culturelle et changement de génération

En savoir plus

SCIENCES

L'Homme est-il "marso-compatible" ? (2)

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 20/07/2009

Six personnes participent en Russie à la plus importante mission européenne de simulation de vol habité vers Mars. Pendant 105 jours, ils vivront en confinement total afin de savoir si l'Homme peut supporter les conditions d'un tel vol.

Plus grand, plus gros. Sous l’effet de la micro-gravité qui règne dans l’astronef, la colonne vertébrale va s’allonger et les astronautes vont grandir de six centimètres environ. Dans le même temps, le visage et les mains vont gonfler. On est certes loin du bibendum géant, mais ces mutations vont affecter la coordination des mouvements.

 

L’effet ménopause. Les missions spatiales ont démontré que les astronautes perdent en moyenne 1 à 2 % de densité osseuse par mois. L’ostéoporose spatiale est pour l’égalité des sexes et un voyage vers Mars correspondrait, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, à une perte

de masse osseuse équivalente à deux ans d’ostéoporose post-ménopause chez une femme. Cette masse ne disparaît pas comme par magie et son évacuation par le corps augmente sensiblement les risques de calculs rénaux.
 

Des bactéries plus méchantes. Les maladies aiment l’espace. Les bactéries s’y développent beaucoup plus vite et deviennent bien plus virulentes que sur Terre. Le stress, la tension et la fatigue exposent davantage les astronautes aux maladies. L’habitat doit donc être parfaitement stérile. Seul souci, comme le vol doit s’effectuer en autonomie complète, des plantes feront forcément parties du voyage. Autant de nids à bactéries potentiels.
 
Le corps tout chamboulé.
La micro-gravité va encore faire des siennes. Le centre de gravité va se déplacer de l’estomac à la cage thoracique, le cœur va rapetisser ce qui entraînera une diminution du volume sanguin. Les astronautes connaîtront des variations soudaines de la pression et les risques cardiaques seront démultipliés. Heureusement, le corps s’adapte. Mais au retour sur Terre, le soudain changement de gravité va être le plus pénible. Étourdissementss, vomissements et difficultés à tenir debout : c’est pourquoi on voit souvent des astronautes en chaise roulante sur la base d’atterrissage.
 
SOS par SMS. Le SMS est le mal de l’espace. Littéralement Space motion sickness. Il a les mêmes effets que le mal de mer. L

es astronautes vont perdre leurs repères, auront des problèmes de mémoires et leur coordination va baisser. C’est pourquoi ils se préparent souvent des checks-lists de choses à faire. Heureusement, cet effet ne dure que trois jours.
 
La gravité artificielle. Impossible d’effectuer un voyage vers Mars sans gravité artificielle. Deux scénarii sont à l’étude : un système de rotation du vaisseau, très couteux, ou alors une sorte d’immense machine à laver dans l’astronef qui servirait de centrifuge et auprès de laquelle les astronautes viendraient se recharger en gravité.

Première publication : 30/03/2009

COMMENTAIRE(S)