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Hillary Clinton tend la main aux Taliban renonçant à la violence

Vidéo par Christophe ROBEET

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 31/03/2009

Lors de la conférence internationale sur l'Afghanistan à La Haye, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a déclaré que les Taliban qui renoncent à la violence doivent pouvoir bénéficier d'une "forme honorable de réconciliation".

Pour sa première visite officielle en Europe, la nouvelle secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a détaillé la nouvelle stratégie américaine sur l'Afghanistan.
 
"Nous devons soutenir les efforts du gouvernement afghan afin de séparer les extrémistes d'Al-Qaïda et les Taliban de ceux qui ont rejoint leurs rangs non par conviction mais par désespoir", a-t-elle déclaré.

 

Les Taliban "devraient se voir offrir une forme honorable de réconciliation et de réintégration dans une société paisible, s'ils sont désireux d'abandonner la violence, de rompre avec Al-Qaïda et de respecter la Constitution", a-t-elle poursuivi.

Elle réaffirme ainsi la volonté de l’administration américaine qui avait, il y a quelques semaines, avancé l’idée de négocier avec les Taliban "modérés".
   
Hillary Clinton a souligné que les problèmes afghans "ne sauraient être réglés sans l'aide des voisins de l'Afghanistan" sans directement nommer l'Iran.

L’Iran se montre coopératif
 
Ce sommet sur l’Afghanistan a aussi été marqué par la présence de l’Iran à la table des négociations, souhaitée par le président américain Barack Obama.
 

Lors de la conférence, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Mehdi Akhoundzadeh a déclaré son pays "prêt" à participer à la reconstruction de l’Afghanistan et salué "les propositions de coopération offertes par les pays contributeurs en Afghanistan". "La République islamique d'Iran est tout à fait prête à participer aux projets destinés à combattre le trafic de drogue et aux projets de développement (...) en Afghanistan", a-t-il lancé à l’assistance.
 
Ce premier pas diplomatique franchi, l’Iran n’en reste pas moins très éloigné de la position américaine. Critiquée à demi-mots, la présence de troupes étrangères sur le sol afghan ne plaît guère à Téhéran, qui préfère voir le budget consacré à la lutte contre les Taliban utilisé différemment.
   
Selon Mohammad Mehdi Akhoundzadeh, "les dépenses militaires doivent être redirigées vers la formation de la police et l'armée afghanes et le processus de reconstruction d'un gouvernement devrait être basé sur l'’afghanisation’".
 
L’Iran, à majorité musulmane chiite, s'est pendant longtemps opposé aux Taliban, sunnites. Le pays accueille également une importante population de réfugiés afghans et lutte contre le transit d'héroïne afghane par son territoire.


  
  

Première publication : 31/03/2009

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