Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Clinton vs Trump : le match des programmes économiques

En savoir plus

#ActuElles

Laurence Rossignol : "Tout sexisme est insupportable"

En savoir plus

FOCUS

Venezuela : État déliquescent et lynchages de rue

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jean Todt : "Être compétitif, c'est aussi être responsable"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le "Grand jeu" de Céline Minard pour échapper au désordre du monde

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : Colombie, les derniers jours des Farc

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Peres, entre hommages et critiques"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La Deutsche Bank panique les marchés

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Y a-t-il un pirate dans la voiture?"

En savoir plus

SCIENCES

Le ver qui fait penser à un poisson

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 01/04/2009

Internet redoutait le 1er avril, jour annoncé où le ver "conficker" devait éclore pour montrer toute sa puissance de nuisance. Mais ce virus informatique ne semble pas avoir pris son essor. Chronique d’une panique médiatique.

L’apocalypse d’Internet aura lieu le 1er avril. Foi de virus "conficker" ou poisson mouillé de saison ? Et même si le jour dit rien de notable ne s’est encore produit, certains continuent à penser que ce ver malicieux a franchi une étape charnière. Pas facile en effet de calmer les esprits après plusieurs mois de franche panique médiatique sur la Toile.
 

De quoi s’agit-il ? D’un virus, détecté pour la première fois l’an dernier, qui aurait pris ses aises sur plusieurs millions d’ordinateurs. Les statistiques les plus alarmistes  évoquent 20 millions de PC touchés avec une forte présence en Asie et en Europe.
 

En novembre, des experts en sécurité dévoilent qu’une ligne de code de "conficker" (la manière dont il est programmé) prévoit que quelque chose va se produire le 1er avril. Un flou artistique qui permet toutes les craintes. A tel point qu’une "Conficker task force" voit même le jour, regroupant Microsoft, Symantec et Verisign. Un tel déploiement de poids-lourds de l’informatique pour un seul petit ver ? Du jamais vu.
 

La chasse aux pirates est ouverte

 

Sans trop en être sûr, on craint en effet que le moment venu le virus permette à son ou ses concepteurs de prendre le contrôle de tous les ordinateurs infectés. La chasse aux pirates est donc lancée. Les spécialistes le traque en Russie avant de se tourner vers la Chine, contribuant à la psychose actuelle de foyers cachés tel que le "Ghost Net" chinois - un réseau dormant de pirates - dénoncé par un récent rapport canadien.
 

Le 1er avril, les sociétés de sécurité informatique ont bien noté que le virus, qui dormait sagement jusqu’à présent, s’est mis à communiquer avec l’extérieur. Mais rien d’apocalyptique. Les seuls, pour l’instant, à regretter amèrement ce virus sont ceux qui se sont rués sur la ribambelle de soi-disant programmes qui ont vu le jour pour"protéger les ordinateurs contre "conficker". La plupart se sont en effet révélés contenir eux-mêmes de vrais virus.

Première publication : 01/04/2009

COMMENTAIRE(S)