Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

Moyen-Orient

Le pays n'est pas lié par Annapolis, selon Lieberman

Vidéo par Marion GAUDIN , Céline BRUNEAU

Dernière modification : 02/04/2009

Le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères affirme que l'État hébreu n'est pas lié par le processus d'Annapolis de 2007, au cours duquel le Premier ministre d'alors avait accepté de relancer les négociations de paix.

AFP - Le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé mercredi qu'Israël n'était pas lié par le processus d'Annapolis (Etats-Unis) ayant relancé les négociations de paix avec les Palestiniens en novembre 2007.

"Il n'y a qu'un seul document qui nous lie et ce n'est pas la conférence d'Annapolis (...), seulement la Feuille de route", a déclaré M. Lieberman pendant la cérémonie de passation de pouvoir au ministère israélien des Affaires étrangères avec son prédécesseur, Tzipi Livni.

"Le gouvernement israélien et la Knesset (Parlement) n'ont jamais adopté Annapolis", a-t-il ajouté.

Les Palestiniens ont immédiatement réagi à ces propos en estimant que M. Lieberman était un "obstacle à la paix".

"Ce ministre constitue un obstacle à la paix. Il causera du tort à Israël en premier", a déclaré à l'AFP Yasser Abed Rabbo, un proche collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Rien ne nous oblige à traiter avec un personnage raciste et hostile à la paix comme le ministre israélien des Affaires étrangères Lieberman", a-t-il ajouté.

De son côté, la nouvelle chef de l'opposition israélienne et prédécesseur de M. Lieberman, Tzipi Livni, a déclaré : "ce discours prouve combien j'ai eu raison de ne pas entrer dans la coalition" gouvernementale du nouveau Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Inaugurée à l'été 2003, la Feuille de route est un plan de paix préparé par le Quartette international pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui prévoit la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Ce plan est largement resté lettre morte depuis.

A Annapolis, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas avaient convenu de relancer les négociations de paix, alors au point mort depuis sept ans, pour parvenir à un accord sur un Etat palestinien, comme prévu par la Feuille de route.

"Nous respecterons les accords signés par les précédents gouvernements et, bien que j'aie voté contre la Feuille de route, ce document ayant été adopté par le gouvernement israélien, c'est le seul que nous respecterons", a précisé M. Lieberman.

"Nous suivrons précisément la Feuille de route", a-t-il poursuivi. "Je n'accepterai pas de sauter des étapes (...). Nous exigeons en échange du respect par Israël de chaque point que les Palestiniens fassent la même chose, y compris le démantèlement des organisations terroristes et la mise en place d'un pouvoir stable", a-t-il déclaré.

Lors de son investiture mardi à la Knesset, le nouveau Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu s'est dit prêt à négocier un accord de paix avec l'Autorité palestinienne, mais n'a pas parlé d'un Etat palestinien, s'attirant des critiques acerbes de Mahmoud Abbas.

L'Union européenne a pressé M. Netanyahu d'accepter un règlement basé sur deux Etats, faute de quoi elle a menacé d'en "tirer les conséquences".

Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé que le statu quo dans le conflit israélo-palestinien était "intenable", jugeant "crucial" que l'on progresse "vers une solution à deux Etats".

Première publication : 01/04/2009

COMMENTAIRE(S)