Dernière modification : 02/04/2009 

- Angela Merkel - Barack Obama - Crise financière - G20 - Nicolas Sarkozy


Le G20 planche sur une meilleure régulation du système financier
Le sommet du G20 s'est ouvert à Londres. Malgré l'appel à l'unité du président américain Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé qu'ils seraient intransigeants sur une nouvelle régulation financière.
Par FRANCE 24 (texte)
Elisabeth ALLAIN (vidéo)

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a



Certains désaccords persistent toutefois. Le président français, Nicolas Sarkozy, a réitéré ses menaces de quitter le sommet du G20 si les mesures prises ne correspondent pas à ses attentes.

 

La chancelière allemande lui a apporté son soutien, déclarant qu’elle ne voulait pas "de compromis au rabais". "Je le soutiens en ce sens", a-t-elle dit.

 

Lors d’une conférence de presse commune, les dirigeants allemands et français ont réaffirmé leurs priorités, fixant pour objectif principal au sommet l'établissement d'une nouvelle régulation du système financier mondial.

 

"Nous disons que, sans une nouvelle régulation, il n'y aura pas de confiance. Et sans confiance, il n'y aura pas de reprise. C'est un objectif majeur, non négociable", a déclaré Nicolas Sarkozy. Sur ce point, États-Unis et Royaume-Uni émettent certaines réserves.

 

Mais ce n’est pas l’unique sujet qui fâche. L’Union européenne se heurte aussi aux États-Unis à propos des moyens à mettre en œuvre. Washington prône de nouveaux efforts de relance comme remède à la récession, alors que les pays européens estiment en avoir fait assez en ce sens.

 

En outre, si la lutte contre les paradis fiscaux fait l’unanimité, la forme qu’elle prendra est loin de faire l'unanimité. La France et l’Allemagne souhaitent l’établissement d’une liste noire des pays qui ne respecteraient pas les règles de transparence prônées par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en vue de les sanctionner.

 

Carte des paradis fiscaux dans le monde

"C’est très clair, il faut une liste (des pays considérés comme des paradis fiscaux), a affirmé le président Sarkozy. "La marge de négociation, c’est de savoir si la liste est publiée tout de suite, ou dans quelques jours."

 

Il sera difficile de convaincre les États-Unis sur ce point, selon Stéphanie Antoine, spécialiste des questions économiques sur FRANCE 24, envoyée spéciale à Londres. "Washington serait plus favorable à une voie plus douce, à une sorte de système d’évaluation des différents pays avec une échelle progressive", précise-t-elle.

 

Commentaires
Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet
Fermer