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EUROPE

L'Alliance fête ses 60 ans, l'Afghanistan au cœur des débats

Vidéo par Elisabeth ALLAIN

Dernière modification : 03/04/2009

Les 28 pays membres de l'Otan, réunis en sommet à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, s'apprêtent à fêter les 60 ans de l'Alliance et la pleine réintégration de la France. L'épineux sujet de l'Afghanistan devrait dominer les discussions.

AFP - Les dirigeants de l'Otan, avec pour la première fois Barack Obama, célèbrent vendredi et samedi les 60 ans de leur alliance qui joue maintenant tout son crédit face aux talibans, dans les montagnes d'Afghanistan.
   
En préambule, l'Otan a procédé mercredi à son cinquième élargissement, le troisième depuis 1990 et la fin de la Guerre froide, en acceptant dans ses rangs deux pays des Balkans, l'Albanie et la Croatie.
   
Ce sont donc 28 et non 26 chefs d'Etat ou de gouvernement qui participeront à la réunion tenue en des lieux symbolisant la réconciliation franco-allemande - Strasbourg en France et Kehl et Baden Baden côté allemand.
   
La réunion consacrera également le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan, 43 ans après son départ.
   
Même si ces événements sont importants et montrent la capacité d'attraction de l'Otan, l'ordre du jour du sommet sera dominé par l'épineuse question de la stabilisation de l'Afghanistan.
   
En Afghanistan, l'Otan mène depuis 2003 la plus importante opération de son histoire, et elle y est confrontée à l'opposition de plus en plus pugnace des talibans et d'autres insurgés, qui se servent du Pakistan comme base arrière. C'est là où l'alliance joue aujourd'hui sa crédibilité.
   
Sans aller jusqu'à sonner le tocsin, les Etats-Unis - leur nouveau président, Barack Obama, effectuant sa première tournée en Europe - demanderont à leurs alliés européens de faire plus pour soutenir le gouvernement de Kaboul.
   
M. Obama devra lui-même décider à l'automne d'envoyer ou non 10.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, ont annoncé le général David Petraeus, commandant des forces américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale, et la secrétaire adjointe à la Défense, Michele Flournoy, lors d'une audition parlementaire à Washington.
   
L'objectif de la nouvelle "stratégie" de M. Obama est que la force internationale commandée par l'Otan, l'Isaf, formée aujourd'hui de 60.000 soldats de 42 pays, puisse sortir un jour d'Afghanistan. Mais la tête haute, une fois neutralisée la menace terroriste incarnée par Al-Qaïda, alliée aux talibans.
   
Le message de M. Obama a été entendu mardi à La Haye par les participants à une grande conférence internationale sur l'Afghanistan, qui ont promis de relancer et de mieux coordonner les volets civil et militaire de leur action en faveur de ce pays.
   
Une bonne volonté que le président Nicolas Sarkozy devrait concrétiser en annonçant à Strasbourg l'envoi de 150 gendarmes français en Afghanistan, sans doute avec 300 de leurs collègues de quatre autres pays (Espagne, Italie, Pays-Bas et Portugal).
   
Autre grand dossier, les relations en dents de scie qu'entretient l'Otan avec la Russie.
   
Les chefs de la diplomatie de l'Otan ont décidé le 5 mars de renouer les contacts formels de l'Alliance atlantique avec la Russie, après la brouille liée au conflit russo-géorgien d'août dernier.
   
Selon le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, "les relations ne vont pas s'améliorer juste parce que nous le voulons". Il s'est dit toutefois persuadé que, sur l'Afghanistan, la Russie se montrerait coopérative car elle "n'a pas intérêt à ce que l'extrémisme se propage en Asie centrale".
   
Lors de leur dîner inaugural vendredi, les dirigeants débattront du troisième thème majeur du sommet: la rénovation du concept stratégique fondant l'action de l'alliance, qui date de 1999.
   
L'idée est d'adapter ce texte aux nouvelles menaces - cyberattaques, terrorisme, piraterie, sécurité énergétique. Mais ce travail devrait prendre plus d'un an.
   
Il n'est pas acquis par ailleurs que le sommet annoncera la nomination du successeur de M. de Hoop Scheffer, dont le mandat prend fin le 31 juillet.
   
La Turquie, irritée par son refus de condamner la parution des caricatures de Mahomet par un journal danois, laisse planer la menace d'un veto contre le favori, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
   
La réunion se déroulera sous la surveillance de plusieurs milliers de policiers, qui ont transformé le centre de Strasbourg en un véritable camp retranché. Entre 30.000 et 60.000 manifestants sont attendus dans la ville pour un "contre-sommet".
 

Première publication : 03/04/2009

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