- Crise économique - France - Industrie
Le phénomène de la séquestration de patrons d'entreprises annonçant des plans sociaux ou des fermetures d'usines s'est multiplié ces dernières semaines, à Sony, Caterpillar ou 3M. Face à cette forme de protestation exclusivement française, les Français se montrent divisés.
Selon une étude de l'institut de sondages CSA publiée ce mardi dans le quotidien français "Le Parisien", 50 % des personnes interrogées jugent cette méthode "pas acceptable", contre 45 % qui estiment qu'elle l'est. Parmi les premières, 56 % sont des ouvriers, mais 40 % sont des cadres et des individus exerçant des professions libérales.
À noter également que l'opinion des Français à ce sujet dépasse les clivages politiques. Les sympathisants de gauche sont partagés à égalité sur le sujet. Ils sont 48 % à défendre cette méthode, et autant à s'y opposer. Les sympathisants de droite sont, en revanche, majoritairement contre ( à 67%).
Le sondage a été réalisé les 1er et 2 avril auprès de 1012 personnes âgées de plus de 18 ans.
Par ailleurs, une autre étude, commandée par Ifop pour Paris Match à paraître jeudi, révèle que 30 % des Français approuvent les séquestrations de dirigeants et 63 % les comprennent, sans toutefois les soutenir. Ils ne sont que 7 % à les condamner fermement. Le sondage a été réalisé les 2 et 3 avril auprès de 1 010 personnes âgées de plus de 18 ans.


























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