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Economie

RBS va se séparer de quelque 9 000 collaborateurs

Dernière modification : 07/04/2009

La Royal Bank of Scotland, qui a frôlé la faillite avant d'être partiellement nationalisée, a décidé de supprimer environ 9 000 emplois sur deux ans. L'établissement espère réaliser une économie de 2,5 milliards de livres en trois ans.

AFP - Royal Bank of Scotland, dont l'Etat britannique détient plus de 70%, va supprimer jusqu'à 9.000 emplois d'ici deux ans, dont 4.500 au Royaume-Uni, a annoncé mardi la banque britannique.
  
Le plan de suppression d'emplois, qui devrait impliquer essentiellement des départs volontaires, concernera en priorité les activités de support, informatique et administration, regroupées dans une division baptisée "Group manufacturing", selon un communiqué de la banque.
  
RBS a affirmé que les licenciements secs "ne seront appliqués qu'en dernier ressort".
  
La banque a entamé des discussions avec les syndicats sur ces suppressions d'emplois qui pourraient être moins importantes que le chiffre avancé grâce à un programme de redéploiement des emplois, au renouvellement naturel des postes et à l'utilisation réduite de sous-traitants.
  
La banque espère grâce à ces nouvelles mesures réaliser une économie de 2,5 milliards de livres d'ici les trois prochaines années.
  
"Nous avons mis en place une nouvelle stratégie pour RBS qui consiste à remettre la banque sur ses pieds le plus rapidement possible. Pour cela, nous souhaitons que le gouvernement puisse réaliser un profit sur son investissement dans RBS", a déclaré le directeur général de la banque, Stephen Hester.
  
"Pour atteindre cet objectif, nous devons réduire nos coûts, comme dans toute autre entreprise, face à la récession actuelle. Malheureusement, cela signifie prendre des décisions difficiles sur les emplois et des mesures de réduction de coûts", a-t-il ajouté.
  
Des pertes record l'an dernier (24 milliards de livres), liées notamment à l'acquisition de la banque néerlandaise ABN Amro, ont poussé RBS à accepter un renflouement de plusieurs dizaines de milliards de livres de l'Etat britannique, qui, depuis mardi matin, détient 70,8 % de ses parts.

Première publication : 07/04/2009

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