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Afrique

Abdelaziz Bouteflika en route pour un troisième mandat présidentiel

Vidéo par Gwladys SAVERY

Texte par Malika KERKOUD

Dernière modification : 09/04/2009

Vingt millions d'électeurs algériens sont appelés à voter ce jeudi pour le premier tour d'une présidentielle sans suspens. Sans véritable adversaire, le président sortant Abdelaziz Bouteflika brigue un troisième mandat.

Plus de 20 millions d’Algériens sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président, le huitième depuis l’indépendance du pays en 1962.

 

Six candidats  -dont le président sortant Abdelaziz Bouteflika au pouvoir depuis 1999 - sont en course. Mais pour la plupart des Algériens, ce scrutin est sans suspense : Bouteflika l’emportera. Seule inconnue : le taux de participation.

 
"Nous nous attendons à un bon taux de participation devant avoisiner les 60 %", a déclaré mercredi soir le directeur de campagne du président sortant, Abdelmalek Sellal. Abdelaziz Bouteflika a annoncé, de son côté, qu’il visait une "majorité écrasante" dès le premier tour.  
 
En 2004, lors de la précédente élection présidentielle, le taux de participation avait atteint les 58,1%. En 1999, année de l'arrivée à la présidence de Bouteflika, il était de 60 %. Mais en 2007, les élections législatives n'avaient attiré que 35% des inscrits, signant le plus faible participation à un scrutin dans l’histoire de l'Algérie.
 

"Ce qui intéresse les Algériens, c’est ce qui va se passer après le scrutin, ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de vie", explique Adel Gastel, envoyé spécial de FRANCE 24 à Alger.

 

La crainte des attentats

 

Les 46 577 bureaux de vote sont placés sous haute sécurité. Plus de 12 000 policiers patrouillent dans les rues de la capitale et des wilayas (provinces) voisines.

 

"Les barrages des gendarmes sont renforcés autour de la capitale, les services de police patrouillent à Alger", témoigne Adel Gastel.

 

Les marchés sont fermés, les transports routiers et ferroviaires de biens et de carburants sont interdits. Les manifestations sportives sont également suspendues.

 

Le ministre de l'Intérieur Nourredine Zarhouni a estimé il y a trois semaines que le "terrorisme" reculait dans ses principaux bastions, mais qu'il était encore en mesure d'organiser des attentats "spectaculaires" afin de profiter de la caisse de résonance de la campagne électorale.

 

 

Première publication : 09/04/2009

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