Dernière modification : 09/04/2009 

- Abdelaziz Bouteflika - Algérie - Élection présidentielle algérienne


Abdelaziz Bouteflika en route pour un troisième mandat présidentiel
Vingt millions d'électeurs algériens sont appelés à voter ce jeudi pour le premier tour d'une présidentielle sans suspens. Sans véritable adversaire, le président sortant Abdelaziz Bouteflika brigue un troisième mandat.
Par Malika KERKOUD (texte)
Gwladys SAVERY (vidéo)




 
"Nous nous attendons à un bon taux de participation devant avoisiner les 60 %", a déclaré mercredi soir le directeur de campagne du président sortant, Abdelmalek Sellal. Abdelaziz Bouteflika a annoncé, de son côté, qu’il visait une "majorité écrasante" dès le premier tour.  
 
En 2004, lors de la précédente élection présidentielle, le taux de participation avait atteint les 58,1%. En 1999, année de l'arrivée à la présidence de Bouteflika, il était de 60 %. Mais en 2007, les élections législatives n'avaient

attiré que 35% des inscrits, signant le plus faible participation à un scrutin dans l’histoire de l'Algérie.

 

"Ce qui intéresse les Algériens, c’est ce qui va se passer après le scrutin, ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de vie", explique Adel Gastel, envoyé spécial de FRANCE 24 à Alger.

 

La crainte des attentats

 

Les 46 577 bureaux de vote sont placés sous haute sécurité. Plus de 12 000 policiers patrouillent dans les rues de la capitale et des wilayas (provinces) voisines.

 
Pour Kim, un jeune Algérien : "Voter, c'est un devoir pour défendre nos idées."

"Les barrages des gendarmes sont renforcés autour de la capitale, les services de police patrouillent à Alger", témoigne Adel Gastel.

 

Les marchés sont fermés, les transports routiers et ferroviaires de biens et de carburants sont interdits. Les manifestations sportives sont également suspendues.

 

Le ministre de l'Intérieur Nourredine Zarhouni a estimé il y a trois semaines que le "terrorisme" reculait dans ses principaux bastions, mais qu'il était encore en mesure d'organiser des attentats "spectaculaires" afin de profiter de la caisse de résonance de la campagne électorale.

 

 

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